Oran - A la une

Les mêmes problèmes et insuffisances



Malgré tous les discours lénifiants de l'administration locale, la saison estivale dans la wilaya d'Oran n'a pas échappé à ses lacunes habituelles que rencontrent souvent les estivants.Comme chaque été, la région accueille une affluence moyenne annuelle qui tourne autour des 16 millions d'estivants, locaux ou visiteurs qui ont fréquenté les 34 plages autorisées à la baignade. Des estivants qui ont eu encore à déplorer le diktat des parkingueurs et des exploitants des solariums clandestins nonobstant les directives fermes et les promesses solennelles du wali d'Oran en personne. Les plages de la corniche ont connu ce phénomène de transgression des lois de la République par la force des armes blanches et de l'accaparement de l'espace public sous l'?il indifférent des services de sécurité. En effet, des plaisanciers ont eu maille à partir avec cette mafia des plages qui impose sa propre loi et dicte ses règles, en défiant ouvertement l'autorité publique. Profitant du climat "révolutionnaire" du moment, ces petits trafics en tous genres ont eu le vent en poupe cet été, au grand dam des vacanciers. L'autre aspect négatif est cette image de décharge publique à ciel ouvert qu'offrent la plupart de nos plages, alors qu'officiellement cette saison estivale 2019 a été renforcée par des mesures d'hygiène et de propreté. En plus du dispositif classique du tri sélectif des déchets ménagers au niveau des plages ouvertes à la baignade, pour lequel ont été mobilisés 300 agents de nettoiement pris en charge notamment par les EPIC Propreté d'Oran, Oran-vert et le centre d'enfouissement technique, des opérateurs privés ont été intégrés en soutien à ce dispositif au niveau de certaines plages, avait indiqué le chef de l'exécutif de wilaya, soulignant que "l'environnement des plages, sa prise en charge surtout, a été pratiquement ignoré". Mais force est de constater que l'incivisme grandissant de certains estivants a été omniprésent, défigurant les sites naturels et contribuant à asseoir un peu plus la réputation peu flatteuse de plages sales à la wilaya. Même le concours de la "meilleure plage", à l'initiative du ministère de l'Intérieur, ouvert aux plages autorisées la baignade, ne semble pas avoir grâce aux yeux de ces pollueurs. Par ailleurs, si le bilan final n'est pas encore établi par les services compétents, la wilaya a enregistré 14 décès par noyade, depuis le début officiel de la saison, soit le double par rapport à l'année dernière, alors que la plupart des accidents ont été signalés au niveau des plages non surveillées. La nouveauté, cette année, réside dans l'ouverture de la plage artificielle des Genêts, ex-Cueva di Agua, au secteur urbain d'Es-Seddikia, qui a connu un rush indéniable, notamment auprès des enfants et des adolescents mais aussi des familles oranaises qui ont fait l'économie du transport vers la corniche. Par ailleurs, l'un des aspects les plus marquants de cette fin de saison estivale est le problème posé par des émigrés qui attendent les derniers jours de l'été pour rentrer chez eux sans pour autant réserver pour la phase retour se contentant de billets ouverts. Ainsi, 774 passagers ont investi le siège de la direction régionale ouest de l'ENTMV (Entreprise nationale du transport maritime des voyageurs), sise boulevard la Soummam, dans l'espoir de trouver des places pour embarquer vers Marseille et Alicante. "Les responsables de ce problème récurrent sont les passagers qui attendent le dernier moment avant de se déclarer, alors que tout le monde connaît les pressions et le stress subis pendant cette période. Au lieu de prendre leurs dispositions en réservant des billets retours, ils tablent sur des billets ouverts", estime un cadre du port d'Oran.

Saïd OUSSAD
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