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Les médecins résidents reprennent le travail



Les médecins résidents reprennent le travail
Les médecins résidents reprendront leur travail, aujourd'hui, au sein des services hospitaliers à travers le territoire national au grand bonheur des malades. Le bras de fer les ayant opposé à leurs tutelles' autrement dit les départements de Djamel Ould Abbès et de Rachid Harraoubia, semble se terminer avec l'annonce par le Camra du gel du mouvement de protestation.
Cette décision, résultat d'un vote national majoritaire à 55%, a été présentée par les grévistes, comme étant une pause «nécessaire à toute action syndicale» et non pas «une renonciation à nos principes ou à nos objectifs». Aussi, la suspension du mouvement de débrayage représente l'occasion «pour évaluer nos acquis, leur donner le temps de se concrétiser et de remobiliser nos troupes de plus belle. En ayant de nouveaux objectifs et une plus grande expérience», annonce le Camra. Une pause qui intervient, faut-il le souligner, après 112 jours de grève. Entamée depuis le 28 mars dernier, cette action avait paralysé les établissements hospitaliers, se répercutant ainsi sur des malades abandonnés à leur sort. Durant cette longue grève, on a vu 20 sit-in tenus dans les hôpitaux, deux marches réprimées dans la capitale, deux autres marches dans les wilayas d'Oran et Tlemcen, 120 résidents ont été arrêtés lors du sit-in tenu devant la Présidence. De multiples changements ont été observés que la chronologie des évènements montre bien. Dès le début, la tension été palpable entre les grévistes et les tutelles. Coupure de communication, incompréhension et refus de faire des compromis, des éléments qui ont fait que trop durer cette crise au détriment du malade. Le 6 avril dernier, la justice déclare la grève illégale, décision qui n'a pas fait reculer les résidents en médecine générale, chirurgie dentiste et pharmacie qui ont tenu un sit-in devant la Présidence, cinq jours seulement après l'annonce de la décision. Des ponctions sur salaires ont été décidées le 10 juin, une mesure annoncée par le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, lequel s'est montré ouvert aux négociations. Cela par l'invitation des résidents à la conférence national des doyens des facultés de médecine pour trouver une solution à la situation dans laquelle le malade s'est retrouvé le seul otage, et par l'annonce de la mise en place de deux commissions, la première, mixte, chargée de l'élaboration du projet du nouveau statut particulier des médecins résidents. Ce dernier a été adopté le 1er juillet par le gouvernement avec des salaires qui passent de 31 000 à 50 000 DA. La deuxième, la commission des sages, était chargée de revoir la question du service civil, point central de la plateforme des revendications. Les résidents ont appelé à l'abrogation du service civil, ce qui n'a pas été vu d'un bon 'il. Aucune solution ne se dessinant, le gouvernement intervient pour mettre fin à la polémique, le 29 mai : «L'annulation du service civil est une revendication rédhibitoire» avait déclaré, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Bilan de ce conflit, un statut particulier adopté, le PV de la conférence des doyens signé et la question du service civil non résolue.
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