Le premier responsable du SNAPO, M. Belambri, a affirmé que la
corporation des pharmaciens est très soulagée par les négociations qui sont en
cours avec les ministères du Travail et de la Santé sur plusieurs dossiers qui
concernent directement les pharmaciens. Il a précisé que des arrêtés
ministériels sont en cours d'élaboration sur la base de concertation entre le
SNAPO et les secteurs concernés.
Dans les détails, il explique
qu'un arrêté ministériel sur la révision organisationnelle des gardes est en
cours d'élaboration, et qui prendra en compte le nouveau week-end : «Notre jour
de repos sera le vendredi et on travaillera le samedi».
Il ajoute qu'un autre arrêté est
en cours d'élaboration portant sur l'établissement d'une liste des analyses qui
seront effectuées par le pharmacien. La liste des psychotropes est également en
cours d'élaboration, a indiqué le président du SNAPO : «Nous travaillons avec
une liste qui date de plusieurs années, contenant 20 médicaments seulement,
alors qu'aujourd'hui une centaine de marques de psychotropes est sur le
marché».
Mais la corporation se dit
impatiente de voir le dossier des marges bénéficiaires sur la table des
négociations : «La question demeure toujours en suspens malgré nos nombreux
appels». Les membres du SNAPO exigent une révision imminente des marges
bénéficiaires.
«17% de marge bénéficiaire sur
des médicaments dépassant 600 dinars est jugée très faible», explique un
pharmacien. Il poursuivra : «Les pouvoir publics ont affirmé qu'ils ne peuvent
pas augmenter cette marge par l'introduction de médicaments innovants qui
dépassent très largement les 600 dinars, mais nous avons en contrepartie des
propositions pour que chacun trouve son compte», a-t-il mentionné . La
corporation des pharmaciens affirme que les médicaments innovants ne sont pas
si importants en quantité par rapport à d'autres médicaments. «Nous avons
proposé à la tutelle et à la Sécurité sociale d'établir une liste à part des
médicaments innovants, tout en lui accordant une faible marge bénéficiaire, une
mesure déjà adoptée partout dans le monde », ont-ils souligné. Et de poursuivre
: Pour ce qui du reste des médicaments, «nous revendiquons une marque de 25%
pour le générique et 20% pour le princeps».
Par ailleurs, intervenant lors de
cette journée pharmaceutique, le professeur M.B. Mansouri, directeur général du
Laboratoire national de contrôle de produits pharmaceutiques (LNCPP), a
préconisé la création d'un centre spécialisé pour le contrôle des vaccins,
sachant que son laboratoire dispose déjà d'une unité d'immunochimie chargée de
contrôler des produits de biotechnologie (sérums et vaccins). L'idée de créer
parallèlement un centre déspécialisé dans le contrôle des vaccins a été
recommandée pour assurer une meilleure maîtrise de contrôle et dans les délais,
sans compromettre en même temps le contrôle de qualité et de bioéquivalence des
médicaments. Un centre de contrôle de plus consolidera davantage le travail du
LNCPP, notamment dans le contrôle de la qualité des produits pharmaceutiques,
surtout dans les cas d'urgence, comme celui qu'on a vécu avec l'introduction
sur le marché mondial du nouveau vaccin contre la grippe A/H1N1.
Par ailleurs, les responsables du
SNAPO ont affirmé qu'ils cautionnent la campagne de sensibilisation pour que
les citoyens et la corporation des pharmaciens se fassent vacciner contre le
virus A/H1N1. «Nous avons choisi d'organiser des journées - un débat à travers
le territoire national - pour permettre à tout le monde de poser ses questions
en toute liberté et de faire part de leurs craintes devant des experts. Après,
chacun est libre de choisir de se faire vacciner ou non», a-t-on expliqué.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com