Oran - Revue de Presse

Les marchés d’Oran envahis par les oranges marocaines



Les réseaux de contrebande fonctionnent à merveille Après les tomates, les haricots verts, les olives, les fruits secs, les confiseries, les boîtes de conserves et autres produits agricoles marocains qui ont fait l’affaire des trabendistes durant le mois de ramadan écoulé, on assiste ces derniers jours, à l’arrivée frauduleuse d’oranges en provenance toujours de notre voisin de l’ouest, et qui sont écoulées sur les marchés d’Oran et de sa périphérie. Il s’agit d’un trafic si bien organisé que c’est par ca-mions entiers que le transport de la «marchandise» est assuré depuis les frontières ouest. Ces contrebandiers disposent d’un réseau de distribution bien développé et très organisé. En sus des marchands de fruits et légumes ambulants qu’on trouve généralement le long des axes routiers, et qui sont approvisionnés régulièrement en produits agricoles frais, particulièrement les oranges, le dispositif mis sur pied par ces réseaux semble être bien huilé car des tonnes de marchandises de produits marocains arrivent jusqu’aux marchés d’Oran, malgré l’existence de nombreux postes de surveillance le long des axes routiers, principalement entre Maghnia, Remchi, Aïn Témouchent, Boutlélis et Oran. Bien entendu, notre voisin marocain pratique depuis des années une autre spécialité, celle du kif et de ses dérivés, et s’impose comme le premier producteur mondial de drogues, selon les conclusions de diplomates occidentaux, en poste au Maroc. Néanmoins, dans un but stratégique, toute cette machine criminelle apparemment bien conçue, se recycle chaque fois qu’il est possible, dans d’autres créneaux pour tenter de tromper la vigilance des services de sécurité, notamment ceux des douanes chargés d’assurer la protection de notre économie. « Avec cette flambée des prix inexpliquée des produits agricoles locaux, pourtant subventionnés à coup de milliards de dinars par le fameux Plan de développement agricole (PNDA), n’est-il pas meilleur d’ouvrir tout simplement les frontières terrestres ouest aux produits agricoles marocains, se demande un père de famille qui souligne que de cette façon, le « petit peuple « pourra au moins se remplir la panse. C’est que, ajoute-t-il, nos frontières sont devenues des passoires, puisque des tonnes de marchandises sont acheminées quotidiennement depuis les champs agricoles marocains jusqu’à l’intérieur du pays, en toute impunité.
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