Oran - Revue de Presse

Les malades doivent apporter bandages, pansements, eau minérale…



Situation catastrophique dans les services hospitaliers Selon des sources dignes de foi, rien ne va plus au Centre hospitalo-universitaire d’Oran où tous les clignotants sont au rouge. Ce mastodonte où le malade est censé trouver ce dont il besoin pour se maintenir en bonne santé, n’est plus en mesure de répondre à ce besoin vital. En effet, dès qu’il est introduit, le malade doit apporter avec lui tout ce dont il aura besoin pour être pris en charge, l’eau et les médicaments compris. La dégradation de la situation allant crescendo, en dépit des déclarations rassurantes du ministre de la santé, par ailleurs en complet déphasage avec la réalité, de plus en plus de citoyens élèvent la voix pour protester contre cette véritable descente aux enfers qui ne dit pas son nom et qui n’épargne aucun service. Hier encore, des patients et leurs proches ont manifesté leur vif mécontentement et dénoncé la situation catastrophique qui prévaut au service orthopédique, celui des soins intensifs, de la pédiatrie ainsi qu’à l’ORL. Selon nos sources, dépourvus des moyens dont ils ont besoin pour l’exercice de leur spécialité, ces services n’ont même plus de bandages et pansement pour le traitement des fractures. Ils n’ont pas non plus les médicaments et produits pharmaceutiques absolument nécessaires. C’est, dans tous les cas, ce qui est arrivé avant-hier à un patient dont la main s’était fracturée et duquel il a été exigé d’aller acheter les bandages dont les personnels de l’orthopédie avaient absolument besoin pour le traiter. Ce service recevant chaque jour des dizaines de cas similaires à celui de ce citoyen, il est aisé de s’imaginer les réactions des citoyens devant de telles défaillances. Ceci sans parler des interminables chaînes des gens qui attendent d’être auscultés ou une radio où le travail cesse à 11 heures 30’. Selon l’un des patients rencontrés sur place, l’après-midi, le service ne s’occupe plus que des pensionnaires admis dans ses pavillons d’où la nécessité pour les cas urgents de s’orienter sur le service des urgences médico-chirurgicales. Au CHU d’Oran, le service pédiatrique n’est pas logé à meilleure enseigne puisque, ici aussi, les parents sont obligés d’acheter l’eau minérale dont les médecins ont besoin pour la prise en charge de leurs enfants. C’est ce qui est arrivé à l’enfant H.Y, victime d’une dangereuse intoxication, et qui a dû être transférée aux soins intensifs. L’enfant ayant besoin d’un lavage d’estomac et l’établissement n’ayant pas d’eau minérale, ses parents ont été invités à aller en acheter de l’extérieur. Ceci n’a pas manqué de mettre hors d’elle la famille de la pauvre petite. A l’ORL, où il n’y a pas non d’eau minérale, la situation n’est guère meilleure d’où la colère des patients. Pour enrayer cette inexorable descente aux enfers, les malades, en particulier et les citoyens de façon générale, interpellent le ministre de la santé auquel ils demandent de renforcer les services des urgences en moyens et en médicaments pour leur permettre une bonne prise en charge des malades dont le traitement constitue leur raison d’être.         Par Lamia B.
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