Oran - Revue de Presse

Les lycéens ont marché jeudi



Jeudi dernier, les lycéens ont investi massivement la rue oranaise. La manifestation ayant débuté à la zone Est de la ville d'Oran, elle s'est peu à peu propagée, avant de s'étendre au centre-ville, en passant par l'académie, et on pouvait d'ores et déjà compter plus d'une centaine de manifestants.

C'est aux alentours de 8h du matin que le coup d'envoi a été donné, et cela a duré jusqu'à midi. S'agissant spécialement de bacheliers, ces derniers se sont mis à grossir peu à peu le rang du cortège, et cela, au fil de la tournée des lycées. La revendication de ces futurs étudiants a été on ne peut plus claire : le programme de la terminale, pour cette année, est surchargé et il est nécessaire de l'alléger un tant soit peu. Par ailleurs, il a été affirmé que le programme susceptible d'être traité lors du bac de cette année ne sera précisé qu'à partir du 25 mai prochain, chose qui est inadmissible pour ces lycéens qui n'auront alors plus beaucoup de temps pour se préparer sereinement. «On veut que Benbouzid soit clair avec nous, nous disent-ils, et qu'il nous révèle le plus tôt possible les matières où on doit se pencher le plus assidûment, et non pas attendre jusqu'au 25 mai pour nous le révéler, alors que les échéances du baccalauréat sont prévues pour le 11 juin».

D'autres, ceux-là mêmes qui étudient aux lycées de la zone Est de la ville, pointent du doigt le manque de commodité, notamment en ce qui concerne le transport en commun. «Parfois, pour peu que le bus s'attarde plus que de coutume à un arrêt, on se retrouve au lycée avec quelques minutes de retard, et là, on ne nous laisse pas entrer, ou tout au mieux, on nous oblige à apporter un billet d'absence».

La manifestation de jeudi dernier s'est déroulée dans une ambiance «bon enfant !», on pouvait compter autant de lycéens que de lycéennes. Sous le regard médusé des passants, ainsi que des policiers qui ont été pris de court, le cortège de bacheliers a défilé calmement dans la rue, en clamant en chÅ“ur des slogans très hostiles au ministre de l'Education.

Il est également à noter que les policiers, à aucun moment que ce soit, n'ont intervenu pour disperser la foule des manifestants, ni même de les interpeller afin de savoir de quoi il s'agissait. Au final, les manifestants se sont dispersés de leur propre chef à l'arrêt du bus du lycée Lotfi en se donnant rendez-vous pour dimanche prochain, avant de préciser : «Nous insistons pour dire que notre manifestation est pacifique ; car certains, pour nous discréditer, et décrédibiliser notre cause, n'hésitent pas à nous apparenter à des casseurs, ce qui est totalement faux.»


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