Oran - Revue de Presse

Les livres sur Oran



Les livres sur Oran La deuxième ville du pays compte, théoriquement, deux bibliothèques publiques et plusieurs centres culturels. Mais, en matière d’ouvrages qui l’intéressent directement, c’est plutôt le désert. Les rares et même très rares livres qui se sont penchés sur son histoire datent depuis des lustres quand ils ne remontent pas aux débuts du siècle dernier. Pourtant, de nombreux ouvrages ont été publiés ces dernières années, aussi bien dans le pays et même dans la ville qu’à l’étranger, notamment en France. Et pour être plus précis, autant dire qu’il n’a presque jamais cessé de faire publier des livres sur Oran. Il y a évidemment certains livres qui sont très instructifs et qui mériteraient des traductions en langue nationale et d’autres, très orientés comme le sont souvent les livres qui se disent d’histoire, mais qui devraient-être lus, ne serait-ce que pour se faire une idée sur l’ampleur de leurs extravagances. Toujours est-il que, «bon» ou «mauvais», les livres publiés sur Oran, on en entend parler que dans la presse ou à travers le web, alors que l’on devrait en trouver au moins quelques exemplaires dans les rayons de nos bibliothèques publiques. Surtout qu’ils sont toute une flopée. Beaucoup s’attardent, peut-être un peu trop, sur la période de la guerre de Libération nationale, écrits par des «Pieds noirs» revanchards ou sincèrement attachés à la ville. Mais pas seulement un livre comme celui du général Joseph Katz qui n’est pas «Pied noir» (le dernier chef de l’armée coloniale à Oran de février 1962 à l’Indépendance) qui a eu à lutter contre l’OAS, paraît assez objectif. Alors que celui du dernier évêque d’Oran avant l’Indépendance, Bertrand Lacaste, semble plutôt proche du credo de l’OAS. Mais, c’est cela aussi Oran. C’est sa mémoire. Et quand on sait qu’elle a été enrichie ces dernières années par des travaux d’universitaires, chercheurs et militants nationalistes oranais, par des ouvrages intéressants, l’on s’aperçoit que le bilan n’est pas négligeable. Et si cette mémoire n’est pas à portée de la main dans les bibliothèques de la ville, bien malin serait celui qui dira où elle pourrait-être disponible. Le temps perdu sur ce plan est incommensurable. Mais, en attendant que les pouvoirs publics locaux prennent conscience concrètement de ce retard et ce manque à gagner, une collecte documentaire des nombreuses études, témoignages, thèses universitaires et autres réflexions publiées par des intellectuels dans la presse nationale et des revues spécialisées, ne serait pas superflue quand elle est disponible dans un même espace. Une bibliothèque, par exemple.
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