Les journaux d’Oran
En dehors de la capitale, Oran est la ville qui a connu et connaît toujours une floraison de journaux qui ont vu le jour alors que d’autres s’apprêtent à le faire bientôt. Jamais auparavant, la ville n’a été aussi riche sur ce plan. Même les grandes métropoles des pays parmi les plus avancés où la présence de la presse est beaucoup plus ancienne que dans notre pays ne connaissent guère plus d’un ou deux quotidiens qui se sont imposés à un fidèle lectorat. Sans compter les bureaux locaux des grands quotidiens nationaux qui se font l’obligation de ne pas se contenter d’un ou même de plusieurs correspondants mais ouvrent carrément des sièges régionaux avec de véritables rédactions locales. Les autres qui font tout pour se maintenir ne peuvent faire l’économie d’avoir au moins un correspondant. Au-delà de la concurrence légitime et des autres considérations de l’esprit d’entreprise propre à chaque titre, notamment en ce qui concerne l’impact sur la ville et son évolution, il semble que la conscience n’est pas encore prise de cette richesse et encore moins de ses retombées. Et cette inconséquence est partagée également par les pouvoirs publics locaux. Qu’on le veuille ou non, l’histoire quotidienne de la ville est, dans une proportion non négligeable, véhiculée d’une manière ou d’une autre par cette presse. Mais dans cette ville qui a, en outre, la chance ou l’opportunité d’avoir un institut de la communication, allez trouver les archives de ces journaux regroupés dans un même espace au profit des utilisateurs, qu’ils soient chercheurs ou simples curieux de l’évolution de la ville. Certains journaux n’ont même pas de reliures annuelles de leurs numéros déjà parus. Et pour certains journaux qui ont disparu, autant ne rien dire. Une perte qui va au-delà d’un simple gaspillage. Parce qu’il s’agit tout simplement de la mémoire d’une ville.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com