N'ayant plus rejoué au football depuis le 14 mars dernier, soit exactement 52 jours, les joueurs du Mouloudia d'Oran succombent, par grappes, au fatalisme et à l'ennui. Gagnés par la routine, perdus dans les (faux) calculs et sans visibilité aucune quant à une éventuelle date précise de la reprise du championnat professionnel de Ligue 1, beaucoup d'entre eux auraient même abandonné l'entraînement individuel, notamment en cette période de jeûne et de confinement qui ont rendu les choses un peu plus difficiles qu'elles ne l'étaient déjà.Leur dernière apparition en public, sur un terrain de football, remonte, donc, à la mi-mars et cette humiliation (4-1) au stade Omar-Hammadi de Bologhine face à une USMA qu'ils avaient pourtant explosée (4-0) à l'aller, le 5 octobre 2019, au stade Zabana.Depuis, les Oranais du Mouloudia ne se sont plus entraînés ensemble en raison des strictes mesures prises par les autorités.
Exhortés à appliquer "individuellement" un premier, puis un deuxième, puis un "autre" programme d'entraînement tracé par le staff technique, les joueurs ont maintenu le cap un certain temps, avant de flancher, pour une bonne partie d'entre eux. Sans le sou (du moins cette saison), car cumulant six mensualités de retard, les éléments de Si Tahar Cherif El-Ouazzani ont perdu, au fil des jours et des semaines, toute motivation de maintenir la forme physique au détriment du mental.
Le fait également que la FAF et la LFP aient indiqué tout récemment que le championnat de Ligue 1 reprendra dès la levée du confinement "après une période de préparation de cinq ou six semaines", quelle que soit la date qui sera arrêtée par les pouvoirs publics, a également beaucoup pesé dans la balance.
Connaissant la méthode musclée de leur staff technique en matière de préparation physique, ces joueurs à l'arrêt ne s'inquiètent ainsi pas pour leur forme, considérant que "ce mois et demi" de travail de sape leur permettra de combler le retard et de "masquer" cette période de relâchement.
Un avis que ne partage pas forcément Cherif El-Ouazzani. Mais "ne pouvant exiger l'impossible des joueurs qui ne sont pas payés depuis six mois", le premier responsable du Mouloudia d'Oran a fini par se résigner lui aussi à cette idée.
Rachid BELARBI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid BELARBI
Source : www.liberte-algerie.com