Revenant à la charge, les jeunes du préemploi ont observé, hier, des rassemblements devant les directions de travail à travers 46 wilayas pour réclamer leur permanisation.
«Ce mouvement auquel a appelé la Commission nationale des travailleurs en contrat de préemploi (CNTCP) et du filet social a eu un écho «favorable» a estimé M. Amar Kefkaf, porte-parole de la commission. Il précise qu'«excepté Alger et Sétif, toutes les wilayas ont répondu à notre appel».
Contacté par nos soins, il a déclaré que la participation était massive, tout en évoquant certaines wilayas comme Oran, Tizi Ouzou, Béjaïa, Bouira et Boumerdès. Entre 400 et 600 jeunes ont manifesté devant les directions dans ces wilayas, selon le porte-parole. Déplorant la fermeture des portes du dialogue avec la tutelle, il dénonce les fausses promesses qui tardent à voir le jour. La politique de «fuite en avant» doit être totalement bannie, au même titre que cette attitude dite «méprisante» de la tutelle dans le traitement de ce dossier, souligne notre interlocuteur.
En attendant la réaction de la tutelle, cette catégorie qui s'estime «marginalisée» prévoit un autre sit-in dans la capitale. Cet énième rassemblement vise à faire pression sur les autorités publiques pour qu'elles réagissent, espère M. Kafkaf. Le recrutement définitif et la régularisation de leur situation figurent parmi leurs principales revendications. Une revendication qu'ils considèrent comme un droit légitime.
La suppression «momentanée» des concours de la Fonction publique pour assurer leur insertion est une autre revendication que les contractuels mettent en avant. Déplorant le retard accusé par les pouvoirs publics relatif à la mise en application de certaines décisions, la commission s'interroge sur le sort de la décision portant augmentation de la pension du filet social de 3000 à 6000 DA.
Il faut ajouter à cela les retards dans le versement de leurs salaires. Un salaire que la majorité ne perçoit qu'après de longs mois. Le porte-parole de la commission, qui a tenu à rappeler la légitimité de leurs revendications, prône la voix du dialogue
«sérieux» avec la tutelle qu'il appelle à appliquer l'article 55 de la Constitution qui stipule le droit à tout citoyen à un travail permanent.Il est à noter que les 600 000 jeunes insérés dans le cadre du dispositif du préemploi exercent dans les secteurs de la santé, de l'éducation, de l'administration et de l'université.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karima Adjemout
Source : www.letempsdz.com