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Les habitants dénoncent la dégradation du cadre de vie



Les habitants dénoncent la dégradation du cadre de vie
S'étendant en contrebas d'un immense bidonville, St Roch, première localité dépendant administrativement de la commune d'Aïn El-Turck, fait peine à voir avec l'absence quasi totale du strict minimum de commodités à même d'offrir, un tant soit peu, à ses habitants un cadre de vie plus au moins agréable. Les intempéries ont contribué à mettre à nu les flagrantes carences de cette localité où le porc sauvage glandouille en toute liberté aux côtés du chien errant. " Nous ne sommes plus étonnés de surprendre un sanglier fouinant dans les poubelles ", a fait remarquer un habitant vivement désappointé par la situation de déliquescence prévalant dans son lieu de résidence. La détérioration de la chaussée, rendue impraticable par la boue charriée par les eaux pluviales durant ces intempéries, a suscité le courroux des habitants, qui s'estiment lésés et livrés à eux-mêmes. Ce piteux état de fait est majoré avec le calvaire enduré par les collégiens et les lycéens, qui doivent poireauter au bord de la route sous les averses en attentant un hypothétique véhicule de transport, généralement des taxis clandestins, pour se rendre à leurs établissements scolaires, essaimés dans la zone opposée de ladite commune. " Nos enfants sont durement confrontés aux rigueurs de l'hiver en dépit de nos doléances pour mettre à leur disposition un véhicule de transport scolaire ", a encore martelé avec dépit un père de famille. Nos interlocuteurs dénoncent l'absence de structure sanitaire dans leur localité, pourtant promise par les responsables concernés trois années auparavant. La réalisation d'un centre de santé a été en effet annoncée en 2014, mais le projet semble à priori être renvoyé aux calendes grecques. Outre les routes et le transport, les habitants signalent la dégradation de la plage, submergée par les ordures, les amas de déblais…Il importe de rappeler dans cette même optique que de par sa position géographique, agrémentée par sa prestigieuse côte, la contrée d'Aïn El-Turck a été finalement retenue comme zone d'appui pour les jeux Méditerranéens, prévus en 2021 et dont l'organisation a été arrachée au terme d'un sprint effréné avant la ligne d'arrivée, imposé par les autres potentiels candidats. Les commodités en termes d'établissements hôteliers et de restauration, qui sont offertes dans cette contrée côtière, ont également influé sur ce choix par rapport aux autres parties de la wilaya d'Oran. N'empêche, cependant, qu'il est important de s'interroger si la daïra d'Aïn El-Turck, notamment son chef-lieu, répondra aux attentes le jour J et ce, en contribuant à la réussite de ce grand évènement. Abordés par Le Quotidien d'Oran, nombre d'observateurs de la place d'Aïn El-Turck n'ont pas caché leur euphémisme en s'exprimant à ce propos. "Nous n'aimerions pas être la risée des délégations étrangères qui auront à visiter notre région. Nos responsables locaux sont désormais prisonniers d'un cas de conscience. Ils devront obligatoirement s'en libérer pour parer à une éventuelle débâcle", ont fait remarquer nos interlocuteurs.
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