Oran - Revue de Presse

Les habitants de la cité Khémisti s’interrogent sur leur sort



24 ans dans des logements préfabriqués 24 années sont passées depuis que les autorités locales ont procédé au relogement de 500 familles de différentes zones d’Oran vers la cité des logements préfabriqués «Khemisti» sise à Es Seddikia, une cité de recasement destinée à accueillir ces familles pour une durée ne dépassant pas dix années. Mais ces familles ont été oubliées et voilà déjà 24 années qu’ils résident dans des logements préfabriqués.Alors pressés par l’urgence des circonstances, les pouvoirs publics ont procédé au relogement d’un nombre de familles dont la situation était critique, des familles qui habitaient à Sidi El Houari, la Scaléra et Saint Eugène. La décision de relogement de cette population vers ces immeubles en préfabriqué était dictée par la nécessité des travaux de réalisation d’une voie urbaine traversant ces quartiers. Depuis, les conditions de vie dans cette cité se sont profondément dégradées, notamment après l’expiration des délais de validité de ces logements. Un bref constat sur les lieux ressort la défectuosité des escaliers des immeubles, la détérioration des façades provoquée par les facteurs climatiques et la dégradation des espaces communs. Résultats, fragilité des piliers de fer et infiltration des eaux usées à l’intérieur des foyers. Les habitants de ces immeubles se posent plus d’une question quant à leur sort et l’impact du préfabriqué sur leur santé. Ils redoutent que ce préfabriqué contienne de l’amiante qui est à l’origine de plusieurs maladies. Une donnée qui, à ce jour, n’a pas été vérifiée. Les résidents de cette cité soulèvent également, la défectuosité du réseau des eaux usées et l’absence des espaces verts. Malgré que la cité soit située dans un site stratégique, certains familles n’ont pas hésité une seule seconde à vendre leur logement à un prix avoisinant les 160 millions de centimes, après avoir bénéficier de la propriété de leur logement dans le cadre des concession. Pour ceux qui ont préféré demeurer locataires, ils s’acquittent d’une somme mensuelle estimée à 1000 dinars, en attendant un meilleur sort. Un sort qui tarde à venir puisque leur dossier n’est point à l’ordre du jour des responsables locaux. B.L/S.A.
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