Privés du recensement, ils crient à l’injustice
Les habitants de la cave sise au 05 rue Sayam Mohamed, mitoyenne aux immeubles de Monté Carlo, illustrent suffisamment et parfaitement la problématique dramatique dont souffre les milliers de ménages de notre peuple. Chaque jour au réveil, ils remercient Dieu d’être encore parmi les vivants. Cette cave et belle et bien un espace occupé illicitement par une vingtaine de familles, mais son existence n’est pas plus récente que celle des dizaines de bidonvilles qui ont vu le jour et disparus, à Oran, en moins de 05 ans. Bien au contraire, certaines familles au nombre de 07 à 08 personnes y vivent depuis près de vingt années. Les services techniques de la protection civile avaient établi à plusieurs reprises un état des lieux critique et alarmant où vivent ces familles et avaient recommandé, par conséquent, leur prise en charge. Une injonction qui, vraisemblablement, n’a pas été suivie d’actes d’exécution et attend éventuellement qu’un drame comme celui d’El Hamri survienne pour voir le jour. Cette cave avait subi, lors des dernières intempéries, un important effondrement ayant touché une partie du plafond qui a failli avoir des conséquences fâcheuses n’était-ce la vigilance des citoyens. «Les services de la protection civile nous ont remis une attestation d’intervention, et les services techniques du secteur urbain nous ont certifié noir sur blanc que notre situation était une vraie bombe à retardement» déclare Mme Khadija, mère d’une famille habitant cette cave depuis plus de 17 ans. Avec les dernières intempéries, la situation a sérieusement empirée, les infiltrations d’eaux ont failli inonder la cave et noyer ceux qui étaient dedans. Le plus grave dans la situation de ces familles, vient du fait qu’elles ont été privées du recensement des habitations menaçant ruine qui vient d’être réalisé. «Cela signifie-il que nous sommes condamnés à vivre éternellement dans cette misère et une mort certaine qui plane sur nos têtes?», s’interrogent ces habitants. Ces familles comme des milliers recensées à Oran, réitèrent leur appel au secours et attirent l’attention des nouveaux élus du peuple quant à l’urgence de leur cas. En attendant une réaction rapide et efficace des instances compétentes, certaines familles comme celles habitant à la cave Sayem Mohamed, gardent l’espoir de voir leurs noms figurer sur la liste des ménages ouvrant droit à un toit décent.
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Amel S.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com