Oran - Revue de Presse

Les habitants de haï «Mahieddine» crient à l’abandon



Les fosses sceptiques remplacent le réseau d’assainissement Les problèmes engendrés par l’absence de viabilisation au niveau des nouveaux sites, semblent, de plus en plus, empoisonner le quotidien de la population touchée et priver cette dernière des conditions minimales pour une vie décente. Cette description, on la retrouve bien au quartier «Mahieddinne» dépendant de la circonscription du secteur urbain «Bouâmama » et qui a vu le jour il y a à peine dix ans. Un quartier où les habitants ne jouissent pas du minimum de conditions d’une vie décente. Sans doute, l’élément le plus nocif dans cette situation est l’absence de canalisations pour le déversement sanitaire. Un manque qui n’a pas d’autres choix aux chefs de familles qui y résident, que celui d’utiliser les fosses septiques qu’ils curent deux fois par semaine au prix de 800 dinars.Selon les habitants de ce quartier, cette situation, qui les empêtre, dure depuis plus de dix ans. Ses conséquences sur la vie de ces familles et de leurs enfants n’est pas des moindres, nous-a-t-on expliqué. Ses manifestations les plus frappantes sont bien les maladies les plus chroniques subies par les enfants et les vieillards du quartier, citons en premier lieu l’asthme et l’allergie. Et ce qui rend cette situation encore plus difficile, c’est bien l’absence d’un centre médical au niveau de ce quartier. Pour bénéficier des services de santé publique, les habitants de « Haï Bouâmama « se voient bien dans l’obligation de se déplacer jusqu’aux « Amandiers « pour recevoir les soins ou pour beaucoup moins que ça, faire une injection, par exemple. Ce qui complique davantage la vie à cette population, c’est l’éloignement du site de l’agglomération urbaine. A l’exception de la ligne 37 dont le service prend fin à 19h.00, aucune des dessertes urbaines ne traverse le quartier. La population active qui habite le quartier et dont un grand nombre parmi elle, exerce comme gardiens de nuit et qui sont contraints de recourir aux « clandestins « qui leur prennent des sommes allant de 100 à 400 dinars pour la course. En plus des difficultés liées à l’absence de viabilisation, les citoyens de «Haï Mahieddine» se plaignent également de la vétusté des toits sous lesquels ils vivent. La gestion de leurs maisons dont les carcasses appartenaient à l’agence d’amélioration pour le développement du logement «AADL», semble actuellement livrée à elle même. Cette agence aurait abandonné le projet à la demande de la commune d’Oran qui ne pouvait plus faire face aux charges restantes des travaux de réalisation de ce programme, nous explique-t-on. Pis encore, les bénéficiaires n’auraient même pas versé l’argent de la première tranche. A savoir que ces logements ont été réalisés à l’issue d’une convention signée entre la commune d’Oran et «l’AADL». A la lumière de ces problèmes, les citoyens affirment qu’ils ont envoyé beaucoup de correspondances aux autorités de la tutelle et à leur tête, les parties intervenantes dans le projet, à savoir la commune, la daïra et la direction régionale de l’ « AADL «. En attendant de voir ces correspondances susciter les réactions escomptées chez les autorités habilitées, les citoyens du quartier qui se recensent à 4500 personnes ont fini par se rendre à l’évidence et ils se sont donc mis d’accord, dans un premier temps, de prendre en charge, eux même, la réalisation de la canalisation sanitaire. Or,les travaux de réalisation d’un seul canal de 150 mètres de sous -sol coûteraient 80 millions de centimes, une somme qui semblerait être au-delà des capacités financières des habitants. A l’heure actuelle, les solutions à ce problème semblent être à la portée unique des pouvoirs publics. Pour le moment, seule l’ « AADL « s’est prononcée clairement sur la prise en charge de cette situation en expliquant que la viabilisation ne se ferait que si le site bénéficiait d’autres programmes qui lui seraient confiés. R.Amine/A.S.
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