
La résolution devant venir à bout d'une telle problématique n'est, contre toute attente, pas pour demain malgré tous les dispositifs mis en place par l'Etat.La cité Bouachkha, située en plein coeur de Sidi El Bachir a vécu hier une journée mouvementée lorsque plusieurs dizaines de familles sont sorties dans la rue pour entraver l'action de l'huissier de justice dépêché hier matin dans le but de mettre à exécution un jugement d'expulsion de six familles ayant bâti de somptueuses villas sur des terrains appartenant à une tierce personne.Tout a commencé lorsque le commis de justice est arrivé hier matin sommant les six familles de vider les lieux qu'ils ont occupés pendant 15 années.Dans l'argumentaire qu'il a tenu vis-à-vis des familles concernées, le terrain sur lequel sont construites six maisons des familles ne leur appartient pas.A la vue des effets de leurs voisins quittant les maisons avec leurs bagages, plusieurs familles se sont mises de la partie, traitant l'huissier de justice de tous les noms d'oiseaux avant de l'inviter brusquement à quitter les lieux tout en tentant d'entraver la besogne des éléments de la force publique accompagnant l'huissier de justice.Non contentes, les familles venues en solidarité avec leurs voisins devant être expulsés, se sont sur le champ mis en furie déclenchant un vaste mouvement de protestation de rue. Dans leur action, ils n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'obstruer tous les accès menant vers leur quartier, à commencer par la mise en place des barricades sur la route menant à la localité de Hassi Bounif. Idem pour les accès reliant El Bouachkha à Haï Bendaoud, Haï chahid Mahmoud.La wilaya d'Oran repose sur une véritable bombe à retardement. Pour cause, des lopins de foncier délaissés pendant de longues années en sont la principale raison avant que leurs propriétaires ne se manifestent.Une telle problématique en constituera une autre à laquelle les hommes de justice devront s'atteler en vue de la résoudre, notamment dans les parties est et ouest de la ville d'Oran, respectivement à Sidi El Bachir et El Hassi. Dans ces deux localités, dont les terrains étaient totalement vierges au début des années 1990, ont été surchargés par des centaines de familles venues des quatre coins du pays fuyant le terrorisme.Les rescapés n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'ériger des dizaines de bidonvilles sur des terrains appartenant aux services domaniaux. C'est le cas relevé dans les gigantesques bidonvilles d'El Hassi, Coca, Rocher et Douar Tiartia.D'autres ont impunément réussi à squatter des terrains revenant de droit à des tierces personnes.Plusieurs autres familles expliquent avoir acquis ces terrains en les payant rubis sur l'ongle mais sans pour autant juger utile d'officialiser les formalités administratives devant leur permettre d'acquérir les actes de propriété.Dans ces cas précis, il s'agit de la mafia du foncier qui, à la faveur du relâchement administratif, a réussi à détourner des exploitations agricoles de leur vocation première avant de les revendre à des prix coûtant les yeux de la tète.La résolution devant venir à bout d'une têlle problématique n'est contre toute attente pas pour demain malgré tous les dispositifs mis en place par l'Etat.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com