Oran - Revue de Presse

Les grands Imams du passé



L’Imam Abdelkader Al-Jilânî Dans sa propre école, Abdelkader passe le reste de sa longue vie (il meurt en 1166) à enseigner, entouré d’une nombreuse famille. Son enseignement prône à la fois le respect de la loi divine (Abdelkader se rattache au hanbalisme) et la lutte intérieure (le grand jihâd) contre les passions. Le secret des secrets est un petit livre que le maître a écrit pour ses disciples. Il n’est peut-être pas inutile de préciser ici ce que signifie le mot «soufi», puisqu’aussi bien ce livre est un « livre de soufisme». Le mot est aujourd’hui utilisé à propos de quiconque s’engage dans une démarche spirituelle dans la voie du soufisme. En toute rigueur, le mot doit être réservé à celui qui est parvenu au terme du voyage. Celui-là n’a d’ailleurs rien à dire, ni à ceux (très rares) qui sont, comme lui, réalisés (cela ne servirait à rien), ni à ceux qui le suivent sur le chemin (ils ne comprendraient pas). Autant dire qu’un «soufi» ne se révèle pas. Ceux qui suivent la voie soufie sont un peu plus nombreux: ils ne se diront jamais soufis, car ils savent. Enfin viennent ceux, très nombreux, qui se préparent à entrer dans la voie soufie.Parmi eux, beaucoup pensent avoir déjà emprunté la voie, alors que le long, très long travail de purification préalable est à peine entamé et que peu parviendront à franchir cette première étape. À tous ceux-là, le Cheikh Abdelkader Al-Jîlânî apportera une aide précieuse, si Dieu le veut, car c’est pour eux qu’il a écrit le présent livre. Il semble qu’il faille aussi préciser que, contrairement à une idée malheureusement répandue, le soufisme est indissociable de l’islam. Le soufisme repose sur la tradition, c’est-à-dire la transmission ininterrompue depuis le Prophète Mohamed. Les maîtres auto-proclamés, sans lien établi avec la tradition, n’ont pas cours dans le soufisme. Car couper le soufisme de sa source essentielle revient à le réduire à une sorte de gymnastique ou d’hygiène « spirituelle». Elles peuvent être utiles, mais elles ne nourrissent pas cette attitude intérieure spécifique où se mêlent la nostalgie du temps du pacte primordial et le désir ardent de retrouver l’intimité du Créateur. Un mot aux prétendants à l’école de Cheikh Abdelkader Que Dieu fasse miséricorde au noble Cheikh Abdelkader Al-Jîlânî, cet illustre savant, emblème de la piété et de l’observance de Dieu. Qu’Il aide les prétendants à cette noble voie, une voie lumineuse, éclairée par le Coran et la Sounnah, loin de toute déviation, à honorer leur pacte avec Allah. «Chemine vers le Vrai (Al-Haqq) en battant des ailes du Coran et de la Sounnah. Et présente-toi devant Lui, main dans la main avec le Messager d’Allah, paix et bénédiction de Dieu sur lui», tels furent les enseignements et la vie de cet Imam, que Dieu lui fasse Miséricorde et qu’Il l’agrée. Suite et fin
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