Oran - Revue de Presse

Les grands Imams du passé



L’Imam Abdelkader Al-Jilânî Son Attachement au Coran et à la Sounnah Notre maître Abdelkader conseilla ses disciples dans un chapitre sur le soufisme dans le livre Ghunyat At-Tâlibîn en disant : «Il convient pour celui qui débute dans cette voie, d’avoir une foi correcte, qui est la base première de toute chose, en suivant les croyances des nos pieux prédécesseurs (As-Salaf As-Sâlih), les gens de la Sounnah, la Sunnah des prophètes et des messagers, celle des compagnons, des successeurs (tabi`în), les alliés à Dieu et des véridiques».Tel était l’attachement sincère au Noble Coran et à la Sounnah auquel appelaient ces nobles savants et éducateurs spirituels que furent Cheikh ‘Abd Al-Qâdir, Cheikh Ahmed Ar-Rifâî, Cheikh Abou Al-Hasan Achadhlî et leur semblable. Puisse tout prétendant à la discipline du tasawwouf (soufisme) appliquer ce valeureux conseil de Cheikh Abdelkader.Il disait aussi, que Dieu lui fasse miséricorde: «Toute vérité pour laquelle la législation ne témoigne point est zandaqah (mécréance hypocrite). Chemine vers le Vrai (Al-Haqq) en battant des ailes du Coran et de la Sounnah. Et présente-toi devant Lui, main dans la main avec le Messager d’Allah, paix et bénédiction de Dieu sur lui».Dans le même sens, il disait à ses disciples: «Délaisser les oeuvres de cultes imposées est une mécréance. Tomber dans l’interdit est un péché. Nul n’a le droit de délaisser les Ordres [divins] en tout état de cause».Il dit également dans Adab Al-Mourîd: «Si le Mourîd (disciple d’un Cheikh, aspirant à l’éducation spirituelle) voit une erreur de la part de son Cheikh, il doit le lui signaler. S’il s’écarte de son erreur, tant mieux. Sinon, il (le disciple) doit laisser sa parole et suivre la législation islamique». Ce qui n’est pas sans nous rappeler la parole du noble Cheikh Ahmad Ar-Rifâ`î que Dieu l’agrée : «Ne t’oppose pas aux états [spirituels] des gens tant qu’ils ne contredisent pas la législation. Si jamais ils font une entorse à la législation, laisse-les et suit la législation». Les savants sont unanimes pour reconnaître la rigueur et la droiture de ce noble maître du Fiqh et du Tasawwouf, ainsi que ses frères en science et en piété. Ses enseignementsIl enseigna à ses disciples l’essence de l’ascétisme (zouhd): «Sors l’ici-bas de ton coeur, écrit-il dans Al-Fath Ar-Rabbânî, et dépose-le dans ta main, ainsi il ne te nuiera pas». Sa gnose Bien qu’il fut éminent parmi les grands awliyâ’ (saints) et c’est la raison pour laquelle on le surnomma Qutb Al-Islâm, le pôle de l’Islam-, Notre maître Abdelkader Al-Jîlânî est aussi un juriste hors pair de l’école hanbalite. On a signalé ses liens avec l’école chaféite et avec l’Imam Abou Hanîfa. Il fut le disciple de awliyâ’ prestigieux, comme Abou Al-Khayr Hammâd Ibn Muslim Ad-Dabbâs (mort en 525 H.) et Khawaja Abou Youssouf Al-Hamadhâni (mort en 535 H.), second, après Abou Al-Hasan Al-Kharaqâni (qui fut le Cheikh de Al-Harawi Al-Ansâri dans la chaîne d’autorité primitive de la voie naqchbandiyya). Les oeuvres les plus réputées du Cheikh Abdelkader sont les suivantes : Al-Ghounya li Tâlibi Tarîq Al-Haqq (Provisions suffisantes pour ceux qui cherchent la voie du Vrai) : il s’agit d’une des présentations les plus concises qu’on ait jamais écrites de l’école juridique de l’Imam Ibn Hanbal, comprenant les enseignements solides de Ahl As-Sunna sur le ’Aqida et le tasawwuf (soufisme).   A suivre...
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