Oran - Revue de Presse

Les grands Imams du passé



L’Imam Al-Hasan Al-Basrî : Le grand Successeur L’Imam Al-Ghazali dit dans son épître Mon Fils : «On rapporte qu’on donna de l’eau fraîche à Al-Hasan Al-Basri. Quand il prit le verre ou le récipient, il s’évanouit et le verre tomba de sa main. Quand il se réveilla, on lui dit : «Qu’as-tu ô Abou Said?», il répondit: «Je me suis souvenu des vœux des gens du Feu quand ils diront aux gens du Paradis? Déversez sur nous de l’eau, ou de ce qu’Allah vous a attribué?» On relate que lorsque Omar Ibn Abdelaziz devint calife, il écrivit à l’Imam Al-Hasan: «Je suis éprouvé par cette responsabilité, conseille-moi des gens qui m’aideront à l’honorer ». Al-Hasan lui répondit : « Quant aux gens attachés à la vie présente, tu n’en veux pas, et quant ceux attachés à l’au-delà, ils ne veulent pas de toi. Cherche donc secours auprès de Dieu. » Il dit également : « Nous badinons, mais qui sait ? Peut-être que Dieu a regardé une partie de nos œuvres et a dit : « Je n’en agrée aucune ». Malheur à toi fils d’Adam ! Combats-tu Dieu ? Quiconque désobéit à Dieu, il Le combat ! Par Dieu ! J’ai vu des vétérans de Badr. Leurs vêtements étaient pour la plupart de laine. Si vous les aviez vu, vous auriez dit qu’ils avaient perdu la raison, et s’ils voyaient les meilleurs parmi vous ils diraient: «Ces gens ne cherchent pas de part dans l’au-delà.» et s’ils voyaient les pires ils diraient: «Ces gens ne croient pas au Jour du Jugement.» J’ai vu des hommes pour qui le monde avait moins de valeur que la poussière sous leurs pieds. J’ai connu des hommes qui, revenant le soir chez eux et ne possédant que leur propre repas, auraient dit : « Je ne dois pas manger tout cela. Je dois en donner une partie pour l’amour Dieu.» (conférer Hilyat Al-Awliyâ’ de Abou Nouaym). Al-Hasan Al-Basrî dit aussi : « Quel mauvais Serviteur de Dieu ! Je parle d’un Serviteur qui correspond à la description suivante : - Il demande le pardon alors qu’il se complait dans le péché et les actes de désobéissance. - Il se comporte d’une façon humble et soumise afin de paraître loyal aux yeux des autres, alors qu’en réalité il feint pour dissimuler sa perfidie. - Il interdit le blâmable, mais il ne s’abstient pas de le faire lui-même. - Il recommande ce qui est bien, mais ne se conforme pas à ses propres recommandations. - S’il donne, il le fait avec avarice, et s’il refuse de donner, il le fait sans s’excuser. S’il est en excellente santé, il se sent tranquille, mais s’il tombe malade, il est plein de remords. S’il est pauvre, il se sent triste, et s’il devient riche, il est sujet à la tentation. Il espère le salut, mais n’agit pas en conséquence. Il craint le châtiment, mais ne cherche pas à s’en prémunir. Il souhaite recevoir plus de bienfaits, mais il ne remercie pas pour ce qu’il a déjà reçu. Il aime l’idée de la récompense spirituelle, mais il ne s’astreint pas à la patience. - Il s’empresse de dormir et remet son jeûne à plus tard.». Témoignages à son sujet L’Imam An-Nawawî dit: «Al-Hasan fut une sommité, un érudit raffiné, un jurisconsulte, un homme de confiance, un dévot, un ascète au savoir abondant, au discours éloquent et au visage gracieux.» L’Imam Al-Ghazali dit: «Al-Hasan est celui dont les paroles étaient les plus proches de celles des Prophètes et celui dont l’exemple se rapprochait le plus des Compagnons du Prophète - paix et bénédictions sur lui. » Yazîd Ibn Hawshab décrit la piété d’Al-Hasan, disant: «Je n’ai vu plus craintif envers Dieu qu’Al-Hasan Al-Basri et Omar Ibn Abdelaziz, à croire que l’enfer n’a été créé que pour eux.» Il composa une exégèse du Coran intitulée Tafsîr Al-Quraân et un ouvrage traitant des vertus de La Mecque, Fadâ’il Makkah. Ce géant de l’islam retourna à Dieu en 110 A.H. à l’âge de 89 ans. Suite et fin
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