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Les fruits et légumes toujours inabordables Les prix ne répondent à aucune logique



Les fruits et légumes toujours inabordables Les prix ne répondent à aucune logique
Comme l'année dernière, les prix des fruits et légumes continuent de voler, hors de portée des petites bourses : avec une moyenne de 45 à 55 dinars le kilogramme de pomme de terre, 70 à 80 dinars la tomate, 100 dinars la salade, 70 dinars l'oignon', il est difficile de faire son marché pour des consommateurs oranais qui ne comprennent pas que les prix soient, à quelques variantes près, maintenus inchangés quels que soient les aléas climatiques et la disponibilité des produits agricoles: «Le marché oranais ne répond plus à aucune logique, estime-t-on. Les prix sont fixés au gré des spéculateurs et non plus selon des critères économiques rationnels.»De fait, dans tous les
marchés de fruits et légumes, réputés ou non, les consommateurs continuent à se plaindre de la hausse vertigineuse et régulière des prix des fruits et légumes et des produits carnés : «Le poulet avoisine les 400 dinars le kilogramme et il y a longtemps que le prix de la viande rouge n'est plus redescendu sous la barre des 1 000 dinars le kg. C'est de la folie !» s'emportent certains Oranais qui ne se sont pas encore résignés à cette «tendance à la hausse», désormais irréversible, selon de nombreux professionnels et observateurs : «Quelles que soient les promesses des autorités, les prix ne reviendront jamais à des seuils raisonnables», assurent ces opérateurs qui estiment que le marché algérien, marqué par de nombreux dysfonctionnements et anomalies, est laissé aux mains de spéculateurs par des pouvoirs publics incapables d'instaurer un semblant d'ordre. Résultat, la pomme de terre est plus chère depuis qu'elle est produite par toutes les régions du pays. Pour la majorité des consommateurs oranais, il est ainsi devenu extrêmement pénible de faire son marché au milieu de ces pancartes affichant des prix prohibitifs, presque indécents : «Il arrive de tomber sur de la pomme de terre à 30 ou 35 dinars mais elle est en général d'une telle médiocrité'», déplore cette mère de famille, l'âme en peine. Quant aux fruits, il suffit de savoir que la banane reste à 120 dinars le kilogramme, la mandarine à 150 dinars et la pomme à 250 dinars pour se rendre compte du dilemme auquel sont confrontés les consommateurs qui se risquent à faire leurs emplettes en compagnie de leurs enfants.
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