Oran - Revue de Presse

Les filles de Chouhada s’insurgent



«L’ONEC ne sert que les hommes» Hier matin, au niveau de la terre agricole répartie en lots à bâtir par des squatters à El Barki, quelques femmes portant l’emblème national ont observé un sit-in pacifique. Rapprochées, elles ont déclaré être des filles de Chahids et qu’elles espéraient bénéficier d’une parcelle de cette terre, terre pour laquelle leurs pères sont morts. Ces femmes ont déclaré être mal logées, soit habitant des maisons en ruine, soit hébergées par leur belle-famille.Elles ont déclaré qu’elles sont mères de famille nombreuse et que leurs garçons ont dépassé la trentaine voir même la quarantaine et ne se sont toujours pas mariés à cause de la crise de logements. «Nous sommes natives d’Oran et nous assistons au détournement des logements de la wilaya d’Oran par de nouveaux débarqués, par les gens qui enfreignent la loi en bâtissant des maisons de fortune et créant des bidonvilles. Jusqu’à quand, devrons-nous attendre que nos dossiers de demandes de logements soient pris en charge ?», se sont-elles indignées. Elles ajouteront qu’elles sont considérées comme des ayants droit mais que ceux-ci sont bafoués. Interrogées sur le rôle de l’organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC) dans la prise en charge de leurs problèmes, elles diront : «Nous sommes sollicitées par les membres du bureau de wilaya de l’ONEC que lors des festivités et des commémorations des journées historiques ou lorsqu’un ministre vient rendre visite au siège de l’ONEC; nous venons pour renforcer les rangs, pour l’exhibition quoi. Mais lorsqu’il s’agit de nos intérêts, nous sommes «exclues ». Les coopératives immobilières et autres avantages dont ont bénéficié les enfants de Chouhada à travers la wilaya d’Oran n’ont profité qu’aux hommes». L’une d’entre ces filles de chahids dira la mort dans l’âme: «Le seul droit qui nous est accordé est la pension mensuelle de 3000 D.A.».
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