
Le lancement de nouvelles lignes maritimes intrawilayas, à l'occasion du5 Juillet, dans nombre de wilayas côtières, ne s'est pas fait sans anicroche. Pis encore, l'incident ayant émaillé l'inauguration de la ligne Oran-Cap Falcon (Aïn Turck) témoigne du degré d'impréparation et d'amateurisme ayant caractérisé cette opération. Que s'est-il passé au juste ' Le navire italien affrété, avec à son bord un commandant de bord et un équipage italiens, ainsi qu'une importante délégation d'officiels accompagnée par des représentants de la presse, avait bien pris le départ depuis Oran, mais n'a pu accoster au quai du Cap Falcon, comme prévu mercredi dernier. Il a dû faire demi-tour. Selon un spécialiste de la question qui nous a parlé sous le sceau de l'anonymat, cet incident n'est pas imputable à l'armateur, mais aux autorités, notamment portuaires, en charge de l'opération d'accueil du navire. Ces dernières, qui, à trop vouloir coûte que coûte inaugurer la desserte le jour de la célébration de la Fête de l'indépendance, ont, selon toute vraisemblance, confondu rapidité d'exécution et empressement. Ce qui leur a fait omettre de prendre en charge certaines règles élémentaires de la navigation et de sécurité, nécessaires au transport maritime des voyageurs. Preuve en est, d'après notre interlocuteur, d'autres lignes opérationnelles depuis 2014 n'ont pas connu d'incidents de ce type. À titre d'illustration, la ligne reliant Alger à Azeffoun, Béjaïa et Jijel n'a connu aucun incident depuis 2014. De plus, celle reliant également Alger à La Madrague, Tipasa et Cherchell n'a connu aucun incident, parce que les navires peuvent man?uvrer sans difficultés. À l'opposé, la ligne devant relier Oran à Aïn Turck est problématique, en raison de plusieurs difficultés liées à l'infrastructure d'accueil elle-même, selon un expert en la matière. Pour le cas, il faut d'abord relever l'absence des défenses de quai qui permettent d'éviter les heurts de quai, ainsi que la présence du phare à l'extrémité du ponton, empêchant la pose de la passerelle. Notre interlocuteur cite l'absence d'un troisième élément, la digue protectrice contre la houle en l'occurrence. Mercredi dernier, le jour de l'inauguration de la ligne, la houle avait atteint les 2 mètres. Ce qui a rendu les man?uvres pour l'accostage du bateau très risquées, voire impossibles.Très attendue par les Oranais et ses visiteurs, la liaison Oran-Aïn Turck avait pour objectif de faciliter la circulation des personnes entre les deux villes côtières dont le tronçon routier qui les sépare connaît d'énormes embouteillages en saison estivale. Mais la question qui, toutefois, reste posée est pourquoi a-t-on décidé l'ouverture de cette liaison maritime, alors que les conditions étaient encore loin d'être réunies 'A. Rafa
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Rafa
Source : www.liberte-algerie.com