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Les états d'âme picturaux de Virginia Bersabé



Les états d'âme picturaux de Virginia Bersabé
La nature et le tempsLe box 24 se lance dans l'idée de se transformer en une plate-forme où l'on accueille des artistes qui travailleront avec d'autres artistes, via une nouvelle démarche appelée Carte blanche!Après avoir pris part à la biennale méditerranéenne des arts plastiques d'Oran, la voilà qu'elle occupe un nouvel espace à Alger, placé sous le concept original «48 h au Box 24». Car il s'agit bel et bien de 48 h non-stop où les oeuvres de cette fraîchement diplômée de l'Ecole des beaux-arts et néanmoins enseignante de son état sont accrochées et viennent à cohabiter avec les visiteurs et les locataires des lieux, en toute harmonie. Les 12 et 13 juin, Virginia a élu donc domicile avec ses mini- peintures dans ce lieu interactif dédié à l'art contemporain indépendant pour aller à la rencontres des amateurs d'art et autres curieux sympathiques. Aussi l'évolution de la nature en Espagne est traduite de façon picturale sous le regard affûté de cette jeune blonde qui se plaît à jouer avec la lumière, les perspectives des paysages qu'elle connaît (Espagne) ou qu'elle a visités (camps des réfugiés sahraouis lors de la dernière caravane Art Tfariti 2013 Ndlr). De ce fait, elle connaît très bien le travail du Box 24 et c'est elle qui a émis le souhait de montrer son travail à Alger. Aussi, ses peintures minimalistes représentent des fragments de nature, déclinés sur un morceau de tissu ou de papier. L'artiste nous donne à voir et à ressentir des paysages en relation avec la «nature» humaine et les différents moments de la journée capturés comme autant de reflets des états d'âme de la Méditerranée et plus particulièrement en Espagne, son pays natal. Des peintures placées dans des carrés en bois de petits formats ou d'ouate rouge, plus légers et tendres.Dans ces boîtes, elle présente à l'intérieur donc des fragments temporels où elle tend à nous restituer une minute de la journée. L'artiste choisit son temps comme son support, papier ou toile. D'ailleurs, ces peintures peintes au camp des réfugiés sahraouis nous invitent à méditer devant ces différents moments de la journée, que ce soit l'aube, le coucher du soleil ou l'après-midi.. Le travail de Virginia n'est qu'une ébauche en fait de ce que le Box 24 tend à mettre en place. Il s'agit de lancer une nouvelle démarche qui marquera une nouvelle étape dans son développement réflexif.«Cette expo prépare le nouveau projet du box qui est Carte blanche, un nouveau concept, Carte blanche a une oeuvre ou un artiste qui voudrait intervenir au Box 24, soit, il vient travailler in situ, soit il donne une conférence et le tout sera filmé. «On va créer le site Internet Carte blanche du Box 24 qui sera une banque de données pour tous les artistes», nous a confié jeudi dernier Walid Aïdoud, artiste membre actif au Box 24, également présent à la biennale d'Oran pour présenter, lors d'une conférence, le travail du Box 24. Aussi, une autre artiste viendra en septembre inaugurer cette nouvelle branche artistique, à savoir Nouria Ben Kritli.«Elle est diplômée de l'Ecole des beaux-arts d'Alger, a fait un master en Chine, elle est spécialiste en design graphique. Et nous, au box, on s'intéresse aux gens qui ont un bagage solide aussi pour ne pas les perdre, on va essayer de capitaliser leur acquis au lieu de les perdre dans la nature. On aimerait bien qu'elles viennent faire un workshop ici de deux ou trois mois, ce serait bien. La série de formations est prévue pour début septembre. La finalité est de travailler avec des artistes et des jeunes des Beaux-Arts pour développer ce projet autour de l'art graphique. On essaie d'avoir une démarche plastique autour de cette maîtrise technique. Il s'agit de savoir comment utiliser cette maîtrise technique qu'elle possède.Le Box 24 se lance dans l'idée de se transformer en une plate-forme où on accueille des artistes qui travaillent avec d'autres artistes» et de poursuivre: «Le Box essaie de s'ouvrir et élargir son champ aux artistes internationaux pour permettre aux artistes algériens et au public de connaître ce qui se fait ailleurs, c'est important. On essaye alors de créer les liens entre les deux rives. A travers l'expo de Virginia Bersabé, on souhaiterait que les artistes espagnols voient ce qui se passe en Algérie et vice versa. Elle a vu pas mal d'oeuvres des gens du Box 24 et à la biennale d'Oran, c'est aussi une manière de contribuer à ce que l'art algérien se vende aussi, qu'il puisse apparaître...»


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