Ces promotions sont composées d'infirmiers, de laborantins, d'auxiliaires médicaux en anesthésie réanimation et d'aides-soignants.Ces nouveaux contingents ont tous été formés à l'Institut national de formation supérieure paramédicale de Jijel et dans les annexes paramédicales, créées à l'échelle des EPH et des EPSP. Les PV de délibération d'une promotion de 58 infirmiers de santé publique (ISP), de 30 laborantins de santé publique (LSP) et de 9 auxiliaires médicaux d'anesthésie réanimation (Amar), ont été signés, à l'issue des examens de fin de cursus de formation qui se sont déroulés, la semaine passée. "La mission de l'institut est terminée, on n'enregistre aucun ajournement, tous ces paramédicaux sont passés, c'est à la DSP de les affecter maintenant", s'est réjoui un professeur de cet institut. Les affectations de ces nouveaux diplômés ne vont pas tarder à tomber dans ce contexte de lutte contre la pandémie du coronavirus, ce qui sera d'un précieux apport au secteur de la santé. Il reste à souligner qu'un certain nombre de ces diplômés est destiné à la wilaya de Mila, qui va bénéficier de 28 ISP, 15 LSP et 3 Amar. Skikda aura, pour sa part, un groupe de 3 Amar.
Cet apport est de nature à renforcer les effectifs des personnels de santé dans ces wilayas. À noter que ces promotions sont quasiment dominées par les filles, qui sont de plus en plus présentes dans les filières paramédicales, qui les attirent depuis déjà quelques années. L'accès à ces filières est conditionné par l'obtention du baccalauréat sciences avec des moyennes de plus en plus élevées, dépassant 14/20. Après une formation pratique et théorique de trois années, celle-ci est sanctionnée par un diplôme assurant à son titulaire un emploi. C'est ce qui semble à l'origine de l'engouement pour ces filières, surtout que les diplômes universitaires ne garantissent plus de poste.
Par ailleurs, et dans le sillage de cette formation, une autre promotion de 180 aides-soignants est prévue, à l'issue d'un examen final qui se déroulera le 6 août prochain. Formés dans plusieurs annexes paramédicales, ces aides-soignants ont suivi une formation de deux années, après un concours de recrutement pour des candidats, justifiant un niveau de troisième année secondaire, filière sciences. Depuis leur ouverture, ces annexes ont contribué à la formation de plusieurs promotions, permettant aux établissements de santé de bénéficier du précieux apport de cette cheville ouvrière de l'activité paramédicale.
Autant dire qu'en dépit de cet effort de formation, le déficit en paramédicaux n'arrive toujours pas à être comblé. Le départ à la retraite de cadres paramédicaux les plus expérimentés a été un des facteurs d'aggravation de ce déficit. S'ajoute à cela l'ouverture de nouvelles structures de soins, notamment de santé de base, ce qui a augmenté la demande sur le personnel paramédical.
Amor Z.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amor ZOUIKRI
Source : www.liberte-algerie.com