Des établissements de santé de la wilaya d'Oran ont connu en 2019 des difficultés dans la prise en charge de certaines maladies à cause de la surcharge et de la pression auxquelles ils ont fait face.Les responsables de ces structures expliquent cette situation par la pression et la surcharge exercées par des patients affluant des différentes régions de l'Ouest et du Sud Ouest du pays .
Les raisons du grand "engouement" pour les soins dans les établissements de la capitale de l'Ouest sont diverses : l'absence de service de certaines spécialités dans les régions concernées, les évacuations automatiques vers les hôpitaux d'Oran, ou parfois une simple préférence de la part des patients.
Le service pédiatrique du Centre anti-cancer "Emir Abdelkader" de Messerghine a fait couler beaucoup d'encre, au cours du dernier trimestre de l'année 2019. Les problèmes liés à la qualité de la prise en charge des enfants et un manque de médicaments étaient pointés du doigt.
Pour ce responsable, les établissements des différentes wilayas de l'Ouest et Sud Ouest, et même ceux d'Oran, prennent en charge les malades qui relèvent de leurs compétences géographiques.
Pour leur part, les malades du Sida de la région préfèrent se soigner à Oran malgré l'existence de trois autres centres de référence (Sidi Bel Abbès, Tlemcen et Béchar). L'"engouement" a été tel au point d'avoir créé une pénurie de médicaments au dernier trimestre 2019.
Le service des maladies infectieuses du CHU d'Oran prend en charge près de 4.000 malades de toute la région Ouest et Sud-ouest du pays. "900 seulement sont issus de la wilaya d'Oran, soit 22.5%", a indiqué le directeur du CHU, Hadj Boutouaf.
Parmi les malades, figurent ceux qui préfèrent se soigner à Oran, loin de leurs villes de résidence pour des considérations liées à l'anonymat qu'assure cet éloignement.
Certains malades sont suivis au niveau du centre d'Oran bien avant la création des autres centres de référence et éprouvent du mal à changer leurs médecins traitants. D'autres ignorent tout simplement l'existence des autres centres, a-t-on expliqué.
La redynamisation des autres centres de références ou l'attribution d'un budget supplémentaire au service des maladies infectieuses du CHU d'Oran seraient les deux solutions proposées par le DSP local pour une meilleure gestion des stocks des médicaments de manière à éviter les pénuries et les ruptures de stocks.
Le directeur du CHU a estimé que la nouvelle loi sanitaire, dont l'entrée en vigueur est liée à la promulgation des textes d'application, est en mesure de régler ces problèmes avec des dispositions visant à équilibrer la carte sanitaire et mettre chaque établissement devant ses responsabilités et ses missions.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz