Oran

Les EPSP entre réalisations et dysfonctionnements



Les EPSP entre réalisations et dysfonctionnements
Samir Ould AliSans aller jusqu'à offrir des prestations de services de qualité supérieure, loin s'en faut, quelques structures hospitalières de la wilaya d'Oran sont parvenues à rompre avec la médiocrité des vingt dernières années et arrivent à assurer un service minimum aux malades. Cela est particulièrement le cas pour les Etablissements publics de santé de proximité récemment inaugurés dans un certain nombre de quartiers (tels que Seddikia, Belgaïd ou Akid Lotfi) qui épargnent désormais aux habitants deces secteurs de fastidieux et aléatoires déplacements vers les anciennesstructures hospitalières.«Je me suis rendue plusieurs fois à la clinique de Akid Lotfi et, à chaque fois, j'ai apprécié la qualité des services. C'est propre, le personnel est courtois et il n'y a pas beaucoup de monde. Non, je dois dire que depuis la réception de cet établissement, la vie est plus facile pour nous», reconnaît cette mère de famille qui a eu à apprécier la différence entre la structure en question et un autre Epsp, située dans le quartier de Gambetta, celui où elle avait l'habitude d'emmener ses enfants. «À Gambetta, il y avait une forte pression, le personnel manquait de moyens et était fortement dépassé par la demande, se souvient-elle. Heureusement que cette période-là est révolue !»Pour notre interlocutrice comme pour beaucoup d'autres Oranais, la situation semble s'être sensiblement améliorée même s'il reste encore beaucoup à faire en termes de qualité et de rigueur. «Beaucoup de médecins et d'infirmiers ne semblent pas prendre leur travail au sérieux, se plaint un malade qui souffrait d'une bronchite. Je me suis rendu dans un dispensaire de Carteaux et c'est à peine si le médecin m'a ausculté avecle stéthoscope, ni prise de tension, ni vérification de l'état de ma gorge, ni rien du tout. J'ai vraiment eu le sentiment que le médecin de garde (c'était un vendredi après-midi, Ndr) était pressé d'en finir. J'ai dû finalement recourir au privé....»L'insuffisance du système de garde est l'un des griefs retenus pas les Oranais contre les établissements hospitaliers publics : absence de permanence dans certaines cliniques - qui, comme celle de Belgaïd, l'expliquent par le manquede ressources humaines-, mauvaises conditions d'accueil et de prise en charge des malades et cette pénible impression d'être «négligeable» sont les principaux reproches faits par ceux des Oranais qui ont eu à solliciter les services hospitaliers de nuit ou pendant le week-end.«Les instances de contrôle devraient multiplier les visites inopinées pour constater les dysfonctionnements et remettre de l'ordre. On ne badine pas avec la santé», recommandent ainsi de nombreux citoyens.Les récentes déclarations du ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, qui, en visite dans la wilaya de Mostaganem en févrierdernier, insistait sur l'importance d'assurer la permanence de nuit dans toute structure de santé n'est, en définitif, que l'expression du besoin perçu chez les citoyens algériens. S. O. A.


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