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Les enseignants contractuels n'abdiquent pas Menaçant d'une grève de la faim



Les enseignants contractuels n'abdiquent pas                                    Menaçant d'une grève de la faim
Plus d'un mois après l'engagement du directeur des Ressources humaines au niveau du ministère de l'Education nationale, Mohamed Boukhetta, de prendre en charge la demande de titularisation de plus de 3 000 enseignants contractuels, rien n'est fait en leur faveur. Les enseignants sont indignés. Leur indignation atteint son paroxysme. «Nous n'en pouvons plus. Non seulement, ils nous privent de notre droit à la titularisation après plusieurs années d'expérience et de dévouement mais aussi ils nous condamnent au chômage' Nous sommes des responsables de famille. Nous avons des enfants à nourrir'», se plaignent certains d'entre eux lors d'un rassemblement de protestation, tenu hier devant l'annexe du ministère de l'Education nationale, dans la commune de Hussein Dey à Alger. Ils étaient plus d'une centaine, délégués par plus de 3 000 au niveau national. Ils reviennent à la charge après avoir constaté que leur revendication n'est pas prise au sérieux par les responsables au niveau du ministère. Et ce, malgré l'ordre donné par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, le 28 mars dernier, d'accorder l'intégration «d'office» à tous les enseignants contractuels en suspens. «Cette décision n'a pas été appliquée. Les services du ministère prétextent que nos diplômes ne correspondent pas à la spécialité demandée», souligne, désarmé, Moussa Oussamia, l'un des enseignants contractuels qui a observé une grève de la faim d'une semaine, début octobre dernier.
Les manifestants s'élèvent contre le comportement «irresponsable» du directeur des Ressources humaines et crient à l'injustice. «Il nous a promis de régler le problème, mais il n'a rien fait. Aucun contact depuis. C'est pour cela que nous sommes revenus aujourd'hui.» Pour l'heure, les protestataires ne comptent pas prolonger leur action. Ils préfèrent temporiser. Si toutefois le ministère continue à se murer dans le silence, ignorant leur revendication et leur souffrance, «nous reprendrons de plus belle». Les enseignants contractuels se donnent rendez-vous pour le 1er décembre prochain. «Nous allons commencer directement par une grève de la faim' et qu'ils prennent leurs responsabilités !»Les enseignants sont d'autant plus indignés que leurs postes sont vacants jusqu'à présent. «Ils n'ont même pas ramené d'autres enseignants pour assurer les cours aux enfants des classes d'examen. Ils n'ont pas d'enseignants de mathématiques, de sciences physiques et de français'», indiquent deux enseignantes. Et une autre de rapporter que dans un établissement primaire à El Harrach, le nombre d'élèves par classe a atteint les 53. Un chiffre qui contraste largement avec la moyenne de 20 à 25 élèves par classe vantée par le ministre et qui tarde à être appliquée sur le terrain. Bien évidemment, cela s'explique par le déficit en enseignants et pas dans n'importe quelle matière (mathématiques, sciences physiques et langue française. Un autre déficit en enseignants en informatique au moment même où le ministre tourne le dos aux contractuels spécialisés dans la matière. «Cette spécialité n'a pas été inscrite dans l'arrêté ministériel», déplore un ingénieur en informatique parmi les manifestants.
K. M.
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