
La fièvre aphteuse continue à sévir en Algérie. La journée de lundi a vu augmenter le nombre des wilayas affectées, qui passe à 18 et l'ont s'attend encore à sa propagation à travers d'autres régions. Les autorités à charge du dossier ne ménagent pas leurs efforts pour essayer de faire face à cette maladie et tenter, tant bien que mal, de la contenir à l'Est et au Centre. Pour ce faire, le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Abdelouahab Nouri, a donné aux autorités concernées des instructions à partir de Médéa, afin de multiplier les barrages sécuritaires au niveau des axes routiers menant vers la région Ouest du pays, afin d'empêcher la propagation de la fièvre aphteuse au niveau de l'Oranie jusque-là épargnée.«L'empêchement de la propagation de cette maladie dépend, en grande partie, de la vigilance des services sécuritaires et leur application stricte de la loi à l'encontre des contrevenants aux instructions émises, en vue de circonscrire la fièvre aphteuse, dont l'interdiction de déplacement des bêtes», a fait savoir le premier responsable du secteur. Ce dernier a même insisté sur l'importance de la multiplication des barrages de contrôle plus précisément au niveau de la RN 40, reliant Médéa à l'ouest algérien. Les contrevenants risquent donc gros s'ils venaient à être appréhendés par les services de contrôle en train de déplacer leurs animaux d'un endroit à un autre. Car, pour juguler cette pathologie extrêmement contagieuse et qui pourrait décimer le cheptel de l'Algérie, l'une des attitudes à prendre pour les éleveurs est d'éviter de déplacer leurs bovins, de mettre en quarantaine ceux dont ils soupçonnent l'affection et d'aviser les services vétérinaires dans les plus brefs délais afin de déterminer si oui ou non l'animal est affecté. Autre mesure de lutte, rappelons-le, est la vaccination.L'opération se poursuit encore et concerne toutes les wilayas du pays, en attendant bien sûr l'arrivée des nouvelles doses de vaccin.Une question qui continue à tarauder l'esprit des consommateurs est celle relative à la consommation de la viande de bovin affecté. La réponse est claire au niveau des services vétérinaires. Aucun risque n'est entraîné sur la santé des consommateurs s'ils venaient à consommer la viande d'un bovin affecté par la fièvre aphteuse.Une information confirmée par le ministre de l'Agriculture lors de son déplacement à Médéa. Mais beaucoup de citoyens continuent à afficher leur crainte quand au risque qu'ils encourent s'ils consomment cette viande. Une autre crainte qui n'est pas des moindres c'est la propagation de cette pathologie aux ovins surtout à l'approche de l'Aïd El Kébir. Pour le moment, aucun cas n'est détecté et les autorités concernées se disent mobilisées et qu'à la moindre apparition d'une affection au niveau des ovins une campagne de vaccination sera immédiatement déclenchée.Pour l'heure, la maladie continue à se propager et risque d'entraîner de lourdes pertes dans les rangs du cheptel algérien. La vigilance doit être de mise et les éleveurs doivent faire preuve de civisme et respecter à la lettre les instructions données par les services vétérinaires.B. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badiâa Amarni
Source : www.latribune-online.com