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Les contestataires de l'ANR passent à l'action Ils déposent aujourd'hui une plainte contre la direction du parti



Les contestataires de l'ANR passent à l'action                                    Ils déposent aujourd'hui une plainte contre la direction du parti
Les opposants au secrétaire général de l'Alliance nationale républicaine (ANR) passent à l'action. Ils mettent leurs menaces à exécution en déposant aujourd'hui une plainte contre la direction du parti pour l'invalidation des décisions prises lors du dernier conseil national, en attendant la tenue «au courant de la semaine prochaine» d'une réunion qui constituera les premières assises du mouvement de redressement du parti.
«En attendant la tenue de la réunion pour la constitution du comité de redressement du parti, nous allons déposer demain (aujourd'hui, ndlr) une plainte au niveau de la justice pour l'invalidation des résolutions prises lors du dernier conseil national du parti tenu le 15 juin à Sétif», a révélé hier Rachid Chennaf, un des contestataires et ancien chargé de l'organique à l'ANR, dans une déclaration au Temps d'Algérie.
Notre interlocuteur, suspendu suite à des mesures disciplinaires concernant 7 membres du bureau national de l'ANR, a affirmé par ailleurs qu'en son nom personnel, il engagera une autre action en justice pour l'invalidation du dernier congrès du parti tenu en février dernier. S'agissant de la réunion pour la constitution du mouvement de redressement du parti qui devait avoir lieu «avant la fin du mois d'août à Oran», Rachid Chennaf expliquera qu'en raison de la préparation du dossier pour l'invalidation des résultats du conseil national, il a été décidé de reporter la rencontre «pour dans quelques jours».
Aussi, précise notre interlocuteur, le lieu de la rencontre pourrait bien être Alger, «car la majorité des contestataires y résident ou sont proches de la capitale». Les opposants au secrétaire général Belkacem Sahli sont ainsi décidés à aller jusqu'au bout dans leur tentative pour «récupérer le parti», devenu selon eux une OPA. Le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales sera également saisi, rappelle-t-on. Les contestataires n'ont eu de cesse de réclamer un conseil national extraordinaire, mais le secrétaire général, qui n'est pas contre, s'en remet aux statuts du parti qui exigent la réunion de deux tiers des membres du même conseil.
«En fonction des décisions que prendra la justice et des réponses du ministère de l'Intérieur, nous allons relancer cette exigence», nous a récemment déclaré Rachid Chenaf qui n'a pas omis également d'accuser le SG du parti d'avoir introduit dans les rangs du parti des personnes étrangères, dont certains se retrouvent même dans la commission de discipline et dont les décisions ont été rejetées par les contestataires. Rachid Chenaf citera dans ce sens le frère du SG,
«chargé de l'organique» et son beau frère «intronisé membre de la commission de discipline». Indiquant que plusieurs membres, des cadres notamment, sont opposés à la gestion du SG, Rachid Chennaf affirme que les contestataires useront de toutes les voies légales pour «récupérer le parti» qui se porte bien, selon le SG qui continue à préparer les élections locales tout en promettant de faire des «révélations» sur ses adversaires.
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