La mise en application de la nouvelle loi 08-15 inhérente à la conformité
des constructions et les dispositions relatives aux constructions inachevées a
fait l'objet d'une demi-journée d'information, jeudi, au siège de l'Hôtel de
ville.
Cette rencontre, initiée par la division de l'Urbanisme et de la Planification
(DUP) de la commune d'Oran, a vu la participation des chefs de service
technique et les délégués des 12 secteurs urbains. Lors de son intervention, le
directeur de la DUP, M. Mebarki, a rappelé que cette journée d'information
intervient en application des directives du président de la République visant à
mettre un terme à l'anarchie urbanistique qui caractérise les plus grandes
métropoles du pays. Il signalera à ce titre que la promulgation de cette loi
intervient à l'issue des visites du président de la République au niveau de
plusieurs wilayas et son constat sur le terrain de la prolifération des
constructions inachevées. « Les investigations menées par les services
concernés ont révélé l'existence de quatre cas d'anomalies liées à ces
constructions inachevées. Il y a d'abord ceux qui disposent d'un acte de
propriété, mais qui n'ont pas de permis de construire, il y a ensuite ceux qui
disposent d'un acte et d'un permis de construire mais pour une raison ou une
autre n'ont pas achevé leurs constructions, il y a ceux qui ont érigé des
constructions illicites sans permis et sans acte et, enfin, ceux dont les
habitations ne sont pas conformes au permis de construire », souligne M.
Mebarki, qui précise que la nouvelle loi qui s'applique aux cas sus-cités
introduit deux nouveaux concepts par rapport à la loi 90-29, à savoir les
permis de régule et les permis d'achèvement. Les contrevenants désirant
régulariser leur situation doivent se rapprocher des secteurs urbains pour le
dépôt des dossier de régule.
A l'issue de l'étude de
recevabilité des dossiers, des brigades installées au niveau des secteur
urbains effectuent des sorties de constat de visu. Ces dossiers sont ensuite
transmis à la direction de l'Urbanisme puis à la daïra où ils feront l'objet
d'une étude par la commission de daïra qui aura à statuer sur la délivrance ou
non du permis. A ce titre, le même responsable a signalé que neuf commissions
techniques ont été installées au niveau des neuf daïras de la wilaya. Les
personnes lésées peuvent déposer un recours auprès de la commission de wilaya
présidée par le wali d'Oran. Pour conclure, M. Mebarki a tenu à préciser que la
durée de cette loi est de cinq années. « Le président de la République a tenu à
donner une chance à tous ceux qui n'ont pas achevé leurs constructions pour
régulariser leur situation. Au-delà de cette échéance, aucune construction
inachevée ne sera tolérée », déclare M. Mebarki.
Les intervenants à cette
rencontre ont exprimé leur satisfaction quant à la teneur de cette loi, qui
permet de lutter contre les facteurs provoquant la déformation de l'aspect
urbain de la wilaya qui connaît une prolifération de constructions inachevées.
Pour rappel, le ministre de
l'Habitat et de l'Urbanisme, M. Noureddine Moussa, avait souligné, en octobre
dernier, le caractère «volontaire» de la loi du 20 juillet 2008 fixant les
règles de mise en conformité des constructions et leur achèvement. «La mise en
conformité des constructions et leur achèvement est un acte déclaratif
volontaire. Le citoyen est libre de suivre la procédure définie par les décrets
exécutifs pour se conformer à la loi ou de rester dans une situation de
non-droit», avait indiqué le ministre, à l'occasion d'une rencontre régionale
sur la mise en conformité des constructions et leur achèvement. M. Moussa
avait, en outre, expliqué que les citoyens désireux de régulariser la situation
de leur construction sont tenus de faire une déclaration de mise en conformité
de leur construction au P/APC territorialement compétent, précisant que le
délai de cinq ans accordé par cette loi pour la mise en conformité des
constructions et leur achèvement, est «largement suffisant» pour permettre aux
citoyens d'achever les constructions en éternel chantier. M. Moussa avait
affirmé également que les citoyens désireux d'achever leurs constructions, mais
ne disposant pas de ressources financières nécessaires, peuvent obtenir un
certificat de mise en conformité partielle pour la partie de la construction
achevée. Relevant l'importance de disposer d'un certificat de conformité,
notamment lors des transactions immobilières, le ministre a conditionné la mise
en conformité des constructions par le règlement de la propriété de l'assiette,
le respect des règles d'urbanisme et normes de construction, la restitution de
la destination ou de l'usage de la construction et l'aménagement et viabilité
du site d'implantation. Le ministre avait précisé, dans ce contexte, que les
constructions érigées dans des sites d'expansion touristique, culturel,
historique, archéologique, portuaire et aéroportuaire, sur des terres agricoles
ou forestières ne sont pas concernées par cette loi.
Ne sont pas également concernées
par ladite loi, les constructions réalisées en violation des règles de sécurité
ou gênant l'édification d'un ouvrage ou infrastructure publique.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel B
Source : www.lequotidien-oran.com