
«Les communes sont appelées à trouver de nouvelles ressources pour faire face à la crise, dans un contexte économique marqué par une chute drastique des budgets publics, en investissant pour gagner en autonomie financière.» Tel a été le plaidoyer des intervenants lors de la journée d'études organisée, mercredi, dans l'hémicycle de la wilaya d'Oran, consacrée au recouvrement fiscal local et à l'investissement.Cette journée, à laquelle ont pris part des universitaires et des membres des 26 communes de la wilaya, a été marquée par les interventions de l'ex-ministre chargé des Relations avec le Parlement, Mahi Khelil, ainsi que du directeur central au ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, Kaidi Brahim. Après une présentation de M. Khelil des grandes lignes de la loi de finances 2017, Kaïdi Brahim a présenté le fonctionnement du fonds de solidarité des collectivités locales, en insistant sur l'importance, pour les communes, de trouver de nouvelles ressources financières, afin de mener à bien les missions qui leur sont confiées.«Les communes sont chargées de l'éclairage, de la collecte des déchets ménagers, de la réfection des routes (vicinales) et de la gestion des écoles. Tout cela demande de l'argent et des ressources humaines. Il faut donc, en plus de la fiscalité locale, valoriser le patrimoine matériel, comme les hangars et les parkings. Il faut chercher et trouver l'argent où qu'il soit», a lancé M. Kaidi aux élus. Et d'ajouter : «La commune ne peut plus continuer à louer ses locaux à des prix dérisoires, alors que le marché est plus cher.»Le conférencier a appelé les responsables locaux à intégrer le marché et à investir en faisant les bons choix. «Il ne suffit pas d'avoir une longue liste de projets, mais un ou deux projets bien étudiés au préalable et bien gérés par la suite peuvent rapporter gros au processus de développement. Nous connaissons des communes qui ont réussi. Il faut s'en inspirer», a-t-il dit, en expliquant que le fonds de solidarité sera chargé principalement de l'aide des communes dites pauvres. «Oran a plein de ressources et il faut les valoriser», a ajouté M. Kaïdi. De son coté, le wali d'Oran a insisté sur l'importance d'une bonne gestion de la veille : «Vous savez, l'argent existe.Il suffit de le trouver et valoriser le patrimoine des communes.» Le wali a donné l'exemple de la commune de Bir El Djir, où un espace de deux hectares est exploité par les engins lourds toutes les nuits, sans qu'aucune redevance soit payée. Dans ce même registre, le docteur Yelles Chaouch Bachir, professeur à l'université d'Oran 2, a explicité la fiscalité locale, en insistant sur le rôle premier de l'APC, qui est la gestion du service public. «La commune ne peut pas affronter la férocité des lois du marché, même si elle est appelée à investir.Toutefois, ses missions premières sont le service public et l'amélioration du quotidien des citoyens. Pour ce faire, il faut optimiser les ressources à travers une gestion intelligente et aussi avec la maîtrise de la fiscalité locale». Par ailleurs, la journée d'études d'hier devra dégager une série de recommandations que les élus et les gestionnaires locaux prendront en considération dans leur mission afin de mieux appréhender le contexte économique actuel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Redouane Benchikh
Source : www.elwatan.com