
L'islam, qui a sorti des peuples de l'idolâtrie et du paganisme, a fini par dépasser les territoires des ribus arabes du Moyen-Orient pour gagner d'autres contrées, en Europe, en Asie et ailleurs. En Chine, l'on cite pour mémoire, la grande mosquée de Guangzhou, également connue sous le nom de mosquée Huaisheng, qui signifie « souvenez-vous du sage ». C'est une mosquée dédiée à la mémoire du Prophète. Elle est aussi populairement appelée la mosquée Guangta, qui signifie « la mosquée de la tour du phare ». Avant l'an 500 avant J.-C., et donc avant même la venue de l'islam, des marins arabes avaient établi des liens commerciaux avec l'Empire du Milieu (la Chine). Les navires arabes partaient de Bassora, traversaient l'océan Indien, dépassaient le Sri Lanka et continuaient à travers le détroit de Malacca, situé entre la péninsule Malaise et l'île indonésienne de Sumatra, en route vers le sud de la Mer de Chine. Ils avaient établi des comptoirs dans les ports de Quanzhou et Guangzhou. Certains Arabes s'étaient déjà installés en Chine et avaient probablement déjà embrassé l'islam. Guangzhou, appelée Khanfou par les Arabes, qui y établirent, plus tard, un quartier musulman, devint un centre de commerce. Les annales chinoises de l'époque font mention des Arabes musulmans et font référence à l'Etat de Médine du Prophète. En chinois, l'islam se dit « Yisilan Jiao » qui signifie « la religion pure ». Il existe plusieurs versions historiques sur l'apparition de l'islam en Chine. Certaines archives affirment que les musulmans arrivèrent d'abord en Chine en deux groupes, et sur une période de deux mois, en provenance d'Abyssinie (Ethiopie). L'Ethiopie est l'endroit où certains des premiers musulmans s'étaient réfugiés des persécutions dont ils étaient victimes de la part de la tribu de Quraych, à La Mecque. Parmi ce groupe de réfugiés se trouvaient plusieurs compagnons du Prophète. Certains de ces compagnons ne retournèrent jamais en Arabie. Peut-être voyagèrent-ils dans l'espoir de trouver un endroit où gagner leur vie, peut-être atteignirent-ils la Chine durant la dynastie Sui (581-618). Certaines archives relatent que Sâad ibn Abi Waqqas et trois autres compagnons prirent la mer jusqu'en Chine, vers 616, avec l'appui du roi d'Abyssinie. Sâad retourna plus tard en Arabie, puis revint en Chine, où il apporta une copie du Coran à Liu Chih, qui rédigea la biographie du Prophète en douze volumes. L'un des compagnons qui vécurent en Chine y serait mort vers l'an 635 et enterré dans la partie occidentale de la ville de Hami. Le Coran affirme, en termes non-équivoques, que Mohamed fut envoyé comme une miséricorde aux peuples de la terre (21:107). Dans un autre verset, on peut lire : « Et Nous ne t'avons envoyé à l'humanité, (ô Mohamed), que pour annoncer la bonne nouvelle et avertir. » (34:28). Le caractère universel de l'islam a facilité son acceptation par les peuples de toutes races et nations et le meilleur exemple en est la Chine, où la population indigène multiethnique et musulmane est plus importante que la population de bien des pays arabes, incluant celle de l'Arabie. L'histoire de la mosquée Huaisheng représente des siècles de culture islamique remontant au milieu du septième siècle, durant la dynastie Tang (618-907), « l'âge d'or de l'histoire chinoise ». C'est durant cette période, dix-huit ans après la mort du prophète Mohamed (QSSSL) que l'islam fut officiellement introduit en Chine par le troisième calife, Otman ibn Affan (644-656 de l'ère chrétienne, 23-35 de l'hégire ). Otman avait été l'un des premiers à embrasser l'islam et à mémoriser le Coran. Il était l'époux de Rouqayyah, et puis d'Oum Kelthoum (les deux filles du Prophète). C'est pourquoi les gens l'appelaient « Dhou-n-Nourayn », c'est-à-dire l'homme aux deux lumières. Otman fut couvert d'éloges pour avoir préservé le Coran en ordonnant sa compilation à partir des versets mémorisés et mis par écrit par les compagnons et en envoyant des copies aux quatre coins de l'empire islamique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A suivre
Source : www.horizons-dz.com