Oran - Revue de Presse

Les chiffres de l'emploi



Le taux de chômage dans la wilaya d'Oran est passé de 23,75 % de la population active en 1999 à 11,50 % de la population active en 2007, pour une population totale estimée 1.577.557 habitants, selon un bilan établi par la direction de l'Emploi de la wilaya d'Oran. Ce taux était de 13,64 % en 2006 et converge vers 7,22 % en 2009, affirme M. Achour, directeur de l'Emploi. Le même bilan fait ressortir que la commune de Aïn El-Turck, avec un taux de chômage estimé à 21,74 % de la population active, vient à la tête de la liste, chose qui s'explique par le fait que cette commune côtière ne « vit » que durant la saison estivale. En deuxième position, vient la commune d'Aïn El-Bia avec 20,36 % de la population active. La commune d'Oran, avec un taux de chômage estimé à 9,8 %, enregistre le taux le plus faible. Notre interlocuteur a précisé que « la wilaya d'Oran s'équipe, se modernise à l'instar des métropoles riveraines de la méditerranée avec un budget d'équipement en constante évolution ». En effet, pour la seule année 2007, en plus d'une autorisation de programme estimée à 39 milliards de dinars, la wilaya d'Oran a bénéficié d'une autre enveloppe de 24 milliards de dinars dans le cadre du programme de rattrapage du président de la République, soit un cumul de 63 milliards de dinars. «Partant du principe qu'un investissement d'un million de dinars permet la création d'un emploi pour douze mois, toute chose étant égale par ailleurs nous pouvons, tout en pondérant nos extrapolations, dire que 63 milliards de dinars vont générer 63.000 emplois pour l'année 2008 », a expliqué le même responsable. Pour ce qui est des chiffres, 39.488 emplois ont été créés en 2007 (dont 14.572 nouveaux emplois) contre 34.323 en 2006, le nombre de la population occupée est ainsi passé de 379.434 à 475.935 en 2007. Avec un effectif de 128.869, le secteur du BTPH vient à la tête des branches d'activité qui emploient le plus grand nombre de personnes, suivi par l'administration avec 113.299, dont 59.673 sont des femmes et en troisième place les services avec 75.133 emplois et enfin, l'agriculture avec seulement 23.971 postes d'emplois, dont 524 pour les femmes. Concernant les emplois créés en 2007 dans le cadre des différents dispositifs d'emploi, le bilan indique que 5.200 emplois ont été créés dans le cadre des ESIlL (emploi de jeunes), 4.360 dans le cadre de IAIG (le filet social), 2.036 emplois dans le cadre des travaux d'utilité publique à haute intensité de main-d'oeuvre (Tup à Himo) répartis à travers 121 chantiers, tandis que 884 emplois ont été créés par la Caisse nationale d'assurance chômage (Cnac), 781 par l'Agence nationale de soutien et de l'emploi de jeunes (Ansej) et 600 emplois ont été engendrés par l'Agence nationale de gestion des micros-crédits (Angem), alors que l'Agence nationale de l'emploi a réussi à placer 7.529 jeunes dans des entreprises contre 4.655 placements effectués en 2006. Pour ce qui est des contras de pré-emploi destinés aux jeunes universitaires, 1.911 contrats ont été conclus en 2007, contre 1.026 en 2006, avec un taux de permanisation estimé à 29,43 %. De leur côté, les entreprises étrangères ont employé, en 2007, 16.070 nationaux (main-d'oeuvre locale) contre 3.219 étrangers. Notons que dans le but d'absorber le chômage, l'Etat initie à chaque fois de nouvelles mesures pour encourager les employeurs. Dans ce cadre, « les mesures d'encouragement contenus dans le décret N°07-386 du 05 décembre 2007 et qui devraient inciter les employeurs à recruter davantage de chômeurs sont les suivants : il est expressément fait état d'abattement de 20 % de la quote-part de cotisation de sécurité sociale pour chaque emploi, pour une durée d'au moins 12 mois, les recrutements effectués dans les régions des Hauts Plateaux et du Sud donnent lieu à un allégement des charges sociales de l'ordre de 36 %. L'application des secteurs du tourisme, de la culture, de l'agriculture, du bâtiment, des travaux publics et des société de services dans l'absorption du chômage, leur ouvrira la voie des avantages précités. En cas de conflits de quelque nature que ce soit, l'employeur dispose d'un délai de 8 jours pour introduire un recours auprès de la commission de wilaya, territorialement compétente et qui est composée du représentant de la CNAC en qualité de président, celui de la caisse nationale de recouvrement des cotisation de sécurité sociale, de l'inspection de travail et de l'agence nationale de l'emploi », rappelle-t-on.
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