Oran - Revue de Presse

Les chauffeurs de taxis rejettent le cahier des charges



« Les taxieurs sont catégoriques: ils rejettent le cahier des charges qui vient d'être élaboré dernièrement par le ministère des Transports, parce qu'il les pénalise gravement et ignore leurs droits les plus élémentaires», nous a déclaré d'emblée le secrétaire général du Syndicat national des taxieurs (SNTT, d'obédience UGTA), M. Bendilmi Younès, qui soulève encore l'une des principales revendication des taxieurs, celle portant sur la réactivation de la commission technique nationale en y intégrant des membres du syndicat comme membres à part entière.

«Nous sommes depuis longtemps accusés de tous les maux, pointés du doigt par les usagers. Mais on ignore les problèmes et les difficultés auxquels font face les taxieurs dans l'exercice de leur métier », dira M. Bendilmi, qui s'est présenté mardi au bureau de notre journal pour, dit-il «mettre les choses au point, situer les responsabilités à propos de la situation anarchique qui prévaut en la matière dans la ville des ponts ». Il explique sa démarche par un souci «d'informer sur les véritables causes des problèmes». Il est revenu sur ceux qui sont connus, comme le refus des taxieurs d'assurer le service au centre-ville à cause de l'interdiction formelle de charger et décharger sous peine de verbalisation, sur l'augmentation unilatérale par les taxieurs des tarifs sur certaines lignes interurbaines, etc.

Mais le secrétaire général de wilaya de la SNTT a voulu placer la question du cahier des charges en tête de ces problèmes. «Les exigences contenues dans ce document lèsent beaucoup notre profession, notamment l'interdiction à la circulation des véhicules dont l'âge dépasse 20 ans, et ce du fait que notre parc est constitué à 80% de cette catégorie. Certes, on peut dépasser ce problème, mais il faut que la tutelle intervienne auprès des banques pour nous permettre d'obtenir des prêts destinés à l'achat de véhicules neufs, vu que des taxieurs n'ont pas les capacités financières pour le faire ».

En second lieu, ce syndicaliste s'est demandé encore « pourquoi la tutelle n'a pas, jusqu'à présent, répondu aux revendications des gens de la corporation exprimées dans la plate-forme déposée au ministère après la grève déclenchée l'année dernière. «Cela aurait pu régler pas mal de problèmes», a-t-il estimé.


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