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Les causes d'une d'b'cle



Les causes d'une d'b'cle
Questions - Est-ce le système éducatif lui-même qui est remis en cause 'L'environnement extérieur ne joue-t-il pas un grand rôle dans l'échec des élèves '
Il ressort d'un rapport établi par le CLA que malgré le développement du système scolaire en Algérie, les inégalités sont encore très importantes. Il a été relevé, dans ce sens, que les enfants issus de cadres, appartenant à la catégorie sociale favorisée, poursuivent plus longtemps leurs études et réussissent, globalement, mieux que ceux des catégories défavorisées.
«On peut, d'ores et déjà, formuler plusieurs hypothèses. On note une certaine corrélation entre le niveau d'études des parents, position professionnelle et revenu.» En effet, selon le constat du CLA, plus le niveau d'études des parents est bas, plus leur position professionnelle sera moins importante et plus les revenus seront faibles. En même temps, le niveau d'éducation des parents devrait influencer négativement sur l'intérêt que l'on porte à la scolarité de l'enfant. Il devrait également défavoriser le contexte culturel contribuant au développement intellectuel de l'enfant.
Pour la déperdition scolaire, ses causes peuvent être classées en deux catégories à savoir des causes hexogènes et des causes endogènes.
En ce qui concerne les élèves et les étudiants, les causes externes évoquées, pour expliquer le phénomène de la déperdition, sont multiples, selon le CLA. Il s'agit, entre autres, de la mauvaise compagnie d'où découlent les mauvais conseils, les mauvais exemples, les mauvaises conduites qui peuvent amener l'élève à écoper de sanctions d'exclusion temporaire ou définitive de l'école.
Et ce n'est pas tout. «Les difficiles conditions de vie obligent certains élèves ou étudiants à aller très tôt à la recherche d'un emploi et donc à mettre fin à leurs études plus tôt que prévu», a-t-on noté. «Rappelons que la représentation sociale de la réussite ou du succès dépend du milieu social d'origine de chaque individu.
Car pour les personnes issues d'un milieu défavorisé, réussir un concours, avec un niveau de BEM, par exemple, constitue un succès», a insisté notre enseignant en mathématiques du Lycée Lotfi d'Oran. «Il n'en est pas de même pour ceux issus d'un milieu social favorisé.
Et pour un quelconque concours, c'est de facto un échec si on n'a pas, au moins, le niveau de maîtrise. Donc l'origine sociale, peut être un facteur de succès pour les uns et d'échec pour les autres», a-t-il, par ailleurs, fait remarquer.
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