
Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a instruit, lundi dernier, à Tizi Ouzou, les directeurs des bibliothèques de lecture publique, à l'échelle nationale, à l'effet d'établir, gratuitement, aux élèves, tous cycles confondus, des cartes d'accès à ces structures de savoir.«La distribution de ces cartes d'adhésion au profit des élèves incitera les parents à les convaincre de s'y inscrire pour bénéficier des services offerts par ces structures », a indiqué le représentant du gouvernement. S'exprimant en marge des travaux d'une journée d'étude nationale autour des bibliothèques publiques de lecture publique qui s'est déroulée au niveau de la nouvelle bibliothèque de la ville des Genêts, M Mihoubi a indiqué que ces structures sont appelées à « enseigner à nos enfants comment lire des livres et comment en tirer et en profiter du savoir acquis » grâce à la lecture. « Ce n'est qu'avec le savoir que nous pourrons combattre l'ignorance et l'extrémisme », a-t-il fait observer. L'hôte de la ville des Genêts n'a pas manqué, à cet effet, de souligner le soutien total, aussi financier que moral, de son Excellence le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, aux efforts de promotion de la culture en général et de la lecture et le savoir en particulier. Le ministre de la Culture a également insisté sur le rôle, crucial, a-t-il fait observer, que se doivent de jouer les bibliothèques dans le développement national. D'où, a-t-il fait savoir, l'impérative nécessité, de l'ouverture de ces structures de savoir vers l'environnement extérieur, principalement les établissements scolaires. «Les bibliothèques sont la clé du savoir qui est lui-même la clé du développement », a-t-il encore fait observer. Pour le ministre, la promotion du savoir demeure le défi à relever par son département ministériel par, a-t-il dit, l'amélioration de la fréquentation de ces espaces de lecture publique qui doivent désormais aller vers l'interactivité. Interrogé sur la cherté du livre, le ministre de la culture a évoqué une réorganisation du circuit du livre, invitant l'ensemble des partenaires du secteur notamment les éditeurs et les imprimeurs, à s' y impliquer davantage à même de rendre le livre plus ou moins accessible aux lecteurs. « L'Etat continue à soutenir le prix du livre à travers les mécanismes et instruments légaux mis en place pour organiser le marché du livre», a rappelé M Mihoubi. Ces instruments légaux, a-t-il fait savoir, ont mis fin à l'anarchie qui caractérisait, par le passé, ce marché, invitant les intervenants à ?uvrer dans le sens de sa professionnalisation. «Sur quelques 1 200 éditeurs recensés à travers le pays, seuls 10% des éditeurs accomplissent leur mission en professionnels », a relevé l'hôte de la ville des Genêts qui trouve anormal que des livres composés de seulement d'une dizaine de pages illustrées pour enfant soient affichés entre 300 à 500 dinars l'unité. M Mihoubi a, en outre, émis le v?u de voir la marge bénéficiaire accordée aux auteurs de livres soit revue à la hausse. « Il est injuste qu'un auteur de livre ne bénéficié de 10% de la vente de son livre, alors que le reste, soit 90%, soient répartis entre les autres intervenants », a déploré le représentant du gouvernement pour qui, «l'aspect économique du livre ne doit pas être essentiellement au détriment de l'auteur et de lecteur ». Enfin, l'hôte de la ville des Genêts a, également, instruit les directeurs des bibliothèques publiques pour soutenir les écrivains et les encourager à produire davantage par l'acquisition de leurs ?uvres.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R M
Source : www.lnr-dz.com