Depuis l'adoption du décret exécutif relatif au crédit immobilier à taux bonifiés de 1et 3%, un véritable engouement a été relevé sur ce type de financement. C'est le constat de la majorité des banquiers, mais surtout de Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l'Association des banques et des établissements financiers (ABEF), que nous avons contacté hier.
Les chiffres montrent que près de 300Â 000 ménages ont déjà contracté un crédit immobilier, ce qui représente une valeur de 150Â milliards de dinars. Des dizaines de milliards de dinars ont aussi été octroyés à des promoteurs. Le marché du crédit immobilier est en mouvement continuel avec des taux de croissance qui peuvent atteindre 20%.
«Ce segment est en train de faire l'objet d'un intérêt particulier des banques. On n'a pas encore fait le point au niveau de l'ABEF sur les dossiers globaux traités dans ce cadre, ce sera fait en principe en fin d'année, mais on a observé une augmentation des dossiers. En parallèle, le crédit immobilier continue. Le crédit immobilier à taux bonifiés, selon les directives de l'Etat, vient en aide à la classe moyenne pour la construction d'un logement rural et l'acquisition de logement neuf collectif. Sur ces deux canaux, les banques ont commencé à travailler et à communiquer. Cette formule va évoluer puisqu'elle a un effet sur le coût et le montant du crédit. Les citoyens qui remplissent les conditions peuvent avoir des crédits plus conséquents et toutes les autres formules continuent normalement et n'ont pour limite que les capacités d'endettement du demandeur.»
Le gouvernement a mis en place une série de mesures visant à réduire la crise du logement endurée particulièrement par les ménages à faibles et moyens revenus. 13Â banques publiques et étrangères ont décidé, pour le moment, d'intervenir dans ce nouveau segment.
Elles ont pris leurs dispositions pour mettre ce nouveau crédit à la portée de tous leurs clients.
Ainsi, tout citoyen désireux de postuler à ce crédit pour profiter de la bonification du taux d'intérêt, peut dès maintenant s'adresser aux banques publiques traditionnelles, à l'image de la BNA, du CPA, de la BDL comme aux banques étrangères qui officient sur le marché national depuis quelques années déjà. Pour en savoir davantage, nous avons pris attache avec la BNP Paribas El Djazaïr. Yves Leleu, directeur commercial, affirme : «Lorsque le décret est paru au JO, on a travaillé immédiatement sur cette formule avec la mise en place de nouvelles procédures et en élaborant un ensemble de supports à remettre au client, comprenant une liste des documents nécessaires pour le dossier. Pour bien asseoir le lancement, on a formé 180 commerciaux répartis sur 55 agences opérationnelles pour conseiller et renseigner de façon rapide et efficace.» La banque a annoncé ce type de crédit courant juillet et, aujourd'hui, les demandes sont issues des régions (Oran, Annaba). D'après les premières estimations, 80% des demandes concernent le logement promotionnel collectif et 10% la construction rurale.
Sans donner de chiffres, le représentant de la banque souligne que «depuis le lancement, on a eu quatre fois plus de demandes concernant le crédit immobilier. Il y a un essor et un engouement bien avant la campagne de publicité en cours, avec un plan médias assez fort (presse, panneaux routiers)».
En réalité, BNP Paribas El Djazaïr veut àªtre «un acteur du financement par le biais de crédit immobilier» et a comme objectif «de faciliter l'accession à la propriété. La demande est en croissance. Nous voulons accompagner les clients dans leur projet».   Â
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Kamel Benelkadi
Source : www.elwatan.com