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Les avertissements d'Abdelmadjid Menasra



Les avertissements d'Abdelmadjid Menasra
Photo : Riad
De notre correspondant à Oran
Samir Ould Ali

Dans un meeting qu'il a animé samedi après-midi à la salle de cinéma Saâda, le président du Front du changement, Abdelmadjid Menasra, a exhorté les Algériens à se rendre en masse aux urnes le 10 mai prochain, conjuré le pouvoir à ne pas recourir à la fraude sous peine de lendemains incertains, appelé les magistrats à veiller au respect de la loi et incité les candidats de son parti à se rapprocher davantage des citoyens. Tels ont été les principaux axes autour desquels l'ancien responsable de Hamas (il n'a d'ailleurs pas manqué d'invoquer la mémoire de feu Mahfoud Nahnah) a articulé son allocution : «Le changement doit se faire aujourd'hui et non pas demain. L'ajournement du changement exigé par le peuple conduira inéluctablement à une explosion de la violence, ce que nous refusons catégoriquement», a-t-il prévenu en rappelant le sort qui a été réservé à Ben Ali, Moubarak ou encore Kadhafi.Le président du Front du changement a encore averti contre le complot mené par une partie du pouvoir et de l'opposition, visant à dissuader les Algériens d'aller voter : «Tout sépare ces gens-là mais l'intérêt les unit : l'intérêt que les choses demeurent en l'état et, surtout, que le changement, qui mettrait en danger leurs acquis et leur tranquillité, ne survienne jamais», a-t-il lancé sans plus de détails sur l'identité de ces comploteurs. Apparemment très remonté contre le régime, Menasra a également averti contre la manipulation des cercles du pouvoir : «Ne croyez pas les SMS qui vous appellent au vote et tous ceux qui, dans l'entourage du pouvoir, vous exhortent à voter. Ce sont des mensonges, il n'y aura pas d'élections transparentes», a-t-il encore jeté en rappelant aux électeurs que ce même pouvoir est à l'origine des scandales du siècle que furent les affaires Khalifa, Sonatrach ou encore l'autoroute Est-Ouest. En tout cas, Abdelmadjid Menasra est convaincu que quelle que soit leur issue, ces élections législatives sont les dernières que le pouvoir actuel organisera et qu'il a tout intérêt à veiller à leur régularité pour «se ménager une porte
de sortie» et ne pas connaître le sort que les autres peuples tunisien, égyptien, libyen et yéménite ont réservé à leurs dirigeants.


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