Les valses très rythmées proposées par les danseuses marocaines ont réussi à entraîner tous les présents sur la piste de danse.
«Si jamais les frontières finiront par s'ouvrir, j'ai la nette conviction que les Algériens se rendront en masse au Maroc aux fins de passer leurs week-ends et leurs vacances dans les très animées villes marocaines», a lâché un artiste marocain qui a pris part au Festival de la Dignité. Le festival qui coïncide avec la célébration du 50e anniversaire de l'Indépendance, tire à sa fin, sa clôture officielle aura lieu ce soir. En attendant, les artistes marocains dont la présence au Théâtre de Verdure d'Oran est forte et remarquée, ne sont pas venus badiner avec leur séjour sera l'occasion pour plaider leur cause auprès des Algériens. Outre la mission principale qui leur a été dévolue, à savoir faire vibrer les Algériens sur les airs des chansons marocaines, plusieurs artistes du Maroc ont été très subtils dans leurs rencontres aussi bien avec les journalistes qu'avec les spectateurs. Tous les chanteurs qui se sont succédé sur le podium du Théâtre de Verdure d'Oran n'ont pas cessé d'appeler à la fraternité dans une occasion qui tombe à pic: la célébration de la 50e année de l'Indépendance célébrée pompeusement par les Algériens. La première à avoir ouvert le bal n'est autre que la star du chant chaâbi marocain, Zina Daoudia.
Cette dernière, à plus d'un titre, a coché plusieurs fléchettes en appelant à renforcer les liens d'amitié qui lient encore les deux peuples. Pourtant, dans la conférence de presse qu'elle a animée en présence de plusieurs dizaines de médias, Zina Daoudia a été très évasive sur des questions d'ordre politique en refusant de faire la moindre petite déclaration alors qu'en scène elle n'a pas cessé de dire hautement que les «deux peuples sont frères». Une telle stratégie a, semble t-il, été mûrement et collectivement réfléchie. D'autres artistes, notamment ceux qui ont animé l'avant-dernière soirée, ont emboîté le pas à la star du chaâbi marocain. Cheb Omeim, cheb Ilyès, Achraf et Senhadji, n'ont pas avalé leur langue en appelant aussi bien dans leurs rencontres avec les journalistes qu'avec les spectateurs, à la fraternité. Ces appels sont, dans leur majorité, dénués de tous les sujets qui risquent de fâcher, la politique et la question de l'ouverture des frontières.
Chez les artistes marocains, un seul sujet semble pouvoir faire le poids, le chant. En effet, en soignant l'image du Maroc, les artistes marocains sont vraisemblablement venus en Algérie avec une seule finalité: réparer subtilement le tort causé par leurs politiciens lorsqu'ils ont instauré en 1994 le visa pour les Algériens désireux de se rendre au Maroc. Effectivement, les deux peuples sont culturellement, linguistiquement et religieusement frères mais aux idéaux politiques assez divergents. Une chose est sûre, d'aucuns, notamment du côté algérien, ne s'opposent pas à l'amitié ni à son renforcement. Pour preuve, les responsables du Festival de la Dignité ont réservé toute une soirée dédiée exclusivement au chant marocain. A moins de 24 heures avant la clôture officielle du Festival de la Dignité, les mélomanes ont eu droit à un plateau totalement marocain. Ce dernier, qui a été animé tour à tour par la star de Regada, cheb Omeim, cheb Ilyès de Casablanca, Achraf et ses danseuses, et Senhadji, a été très rythmé laissant ainsi une impression remarquable chez plusieurs milliers de présents. Le coup d'envoi à l'avant-dernière soirée a été donné par cheb Omeim. Ce dernier, venu de Casablanca, est allé droit au but en faisant vibrer les présents sous les rythmes d'un chant aux danses populaires appelé au Maroc Regaeda. Lui emboîtant le pas, Cheb Ilyès n'a pas cassé le rythme en proposant un autre plateau composé de Jil Jalala et El Ghiwane. Le show de cheb Achraf, accompagné par trois danseuses envoûtantes, a été très électrique.
Les danses très rythmées proposées par les trois danseuses ont réussi à entraîner des spectateurs qui ont rejoint la piste de danse. Cela s'est passé avant que Senhadji, une autre icône du chaâbi marocain, n'enflamme davantage les planches du théâtre en proposant une autre variété de chant très rythmé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AiT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com