Oran - Revue de Presse

Les Ansars de Médine



Les Ansars de Médine La révélation coranique reçue par le Prophète - paix et bénédictions sur lui- visa à clarifier le licite et l’illicite; les sanctions pénales furent instaurées, le jeûne et la zakat furent prescrits, et ce, au cours de la deuxième année de l’hégire. On eut l’impression que le vent avait tourné et que la situation s’était arrangée pour les Musulmans qui se sentirent tranquilles pour les choses de leur religion et de leur vie. Ils commencèrent à récolter le fruit de l’endurance, à jouir de la liberté de conscience et de la servitude vis-à-vis d’Allah et Lui seul. Les gens devinrent tous égaux: «Nul Arabe n’a de mérite par rapport à un non-Arabe et nul Blanc n’a de mérite par rapport à un Noir sauf par la piété ». Ils virent comment le Prophète se refusait à tout apparat de royauté et à toute manifestation de puissance et comment il défendait à ses compagnons de se lever à son arrivée comme le faisaient les étrangers à l’arrivée de leurs rois. Il s’asseyait entre ses compagnons là où il trouvait une place vide, si bien que l’étranger avait du mal à le distinguer des autres. Il disait à ses compagnons : « N’exagérez pas dans mon éloge comme le firent les chrétiens avec le fils de Marie car je ne suis que le serviteur d’Allah. Dîtes donc: (il est) le serviteur d’Allah et son messager». Il plaisantait avec ses compagnons et les fréquentait. Il jouait avec leurs enfants et les portait dans ses bras. Il répondait aux demandes des hommes libres, comme à celles des esclaves, des servantes et des indigents. Il rendait visite aux malades aux confins de Médine, saluait en premier ceux qu’il croisait et quand il serrait la main à quelqu’un, il ne la retirait pas avant que l’autre retire la sienne. De même, il était au service de sa famille, il rapiéçait ses vêtements, réparait ses chaussures, nourrissait son cheval, trayait sa brebis et se servait lui-même. Sa fidélité à Dame Khadîjah - qu’Allah l’agrée - fut telle que, à chaque fois qu’elle était mentionnée devant lui, il ne manquait pas de lui rendre le plus bel hommage. Il honorait également ses amies et disait: «La loyauté est une partie intégrante de la foi». Sa douceur se manifestait aussi lorsqu’il permettait à ses petits-enfants de jouer avec lui, y compris pendant la prière. Il lui arriva même un jour de présider à la prière en portant sur ses épaules la fille de sa fille Zaynab: il la posait par terre lorsqu’il se prosternait et la portait de nouveau lorsqu’il se relevait. Sa douceur et sa bonté ne se limitèrent pas aux humains, elles s’étendirent aux animaux. Ainsi ordonnait-il au sacrificateur d’aiguiser son couteau, d’installer confortablement sa bête, tout comme il défendait qu’on surchargeât les bêtes de somme. Il faisait don de tout ce qu’on lui demandait si bien qu’on dit à son sujet: Il dépense à la manière de celui qui ne craint pas la pauvreté. En même temps, il menait une vie d’austérité et d’ascétisme et pouvait ne manger que du pain d’orge, deux jours à suivre. Son lit était fait de cuir et bourré de fibres. À plusieurs reprises, il souffrit de la faim au point d’attacher une pierre contre son ventre tellement il avait faim. Cependant, son ascétisme ne l’empêchait pas de goûter parfois aux bons mets tels que la viande ou le miel. Son austérité était la même en matière d’habillement qu’en matière de nourriture. Un jour, une femme lui offrit une belle tenue qu’il mit. Voyant qu’elle plaisait à l’un de ses compagnons, le Prophète rentra dans sa chambre, l’enleva et la lui donna. En tout cela, le Prophète faisait figure de modèle pour ses compagnons et pour les fidèles croyant en lui, leur montrant que rien dans ce monde ne devrait subjuguer le croyant: c’est au contraire le croyant qui doit avoir la haute main sur toute chose. Il ne doit se soumettre ni au pouvoir, ni au prestige, ni à l’argent, ni à quoi que ce soit susceptible de le subjuguer hormis Allah. Yacine Rochdi
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