
Si elles ne font pas partie des préoccupations majeures des populations en cet été caniculaire, les élections locales prévues pour l'automne prochain occupent, néanmoins, les esprits des partis et des candidats potentiels.À Oran, ces élections s'annoncent déjà houleuses, si on tient compte des man?uvres qui s'opèrent. Bon nombre d'élus quittent leurs partis, même les plus puissants, pour rejoindre d'autres formations avec l'ambition de bénéficier d'une meilleure position sur les listes électorales. Au sein du FLN, la confection des listes de candidature risque de soulever des tempêtes de contestation. Des militants de la mouhafadha d'Oran commencent déjà à dénoncer les ingérences du secrétaire général du parti, Djamel Ould Abbes, dans la confection des listes.À Mascara, l'administration locale s'attelle à mettre à jour le fichier électoral et à assurer les meilleures conditions pour le bon déroulement des élections.Les élus locaux, eux, adoptent un comportement conciliant vis-à-vis des électeurs dans une tentative de s'assurer leurs voix pour un mandat supplémentaire. Il y en a même qui accèdent volontiers aux doléances en intervenant pour améliorer les conditions de vie des citoyens en renforçant l'alimentation en eau potable ou en améliorant l'éclairage public, contrairement à la wilaya de Relizane où les préparatifs tardent. Du reste, la population ne semble pas enthousiaste pour ces élections, et n'hésite pas à exprimer ses doutes sur leur impact dans l'amélioration de la situation sociale, économique et culturelle. "Ils (prochains élus, ndlr) seront comme leurs prédécesseurs qui ont profité de leur mandat pour améliorer leur propre vie sociale", prévoit la rue qui critique, par ailleurs, les bilans des députés sortants lors des dernières législatives.À Maghnia, les man?uvres ont commencé avec le dernier mouvement des walis lorsque des militants intéressés par une candidature aux locales ont mis à profit la réception organisée à l'occasion de l'installation du nouveau responsable de l'exécutif pour renforcer leur position auprès des dirigeants. Alors que les responsables de différents partis politiques tentent de réactiver leurs sièges et bureaux qui sont entrés en hibernation dès la fin des législatives, de nombreux élus ambitionnent de se représenter malgré le v?u de la population de voir émerger de nouvelles têtes pour remplacer les équipes sortantes.À Mostaganem, la déclaration de candidature n'est pas à l'ordre du jour et aucun dépôt, au niveau de la wilaya, d'une liste répondant aux conditions légales n'est encore connu. Cette déclaration, faite collectivement, doit être présentée par un des candidats figurant sur la liste. Il est attendu que sur les 32 communes de wilaya, au moins 25 verront leurs élus briguer un nouveau mandat.Dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès, l'administration s'apprête à la révision ordinaire et exceptionnelle des listes électorales visant l'assainissement du fichier électoral avec l'objectif annoncé de réduire le nombre d'électeurs dans les bureaux électoraux de 700 à 500. "Ce qui donnera lieu à la création de nouveaux bureaux de vote", a déclaré à Liberté le Drag, en rappelant que lors des précédentes élections législatives, la wilaya, qui comptait 820 bureaux de vote, a enregistré la création de 130 nouveaux bureaux, soit un total de 950 salles de scrutin, à travers les 180 centres de vote.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Correspondants
Source : www.liberte-algerie.com