Le rôle de l’islam et des «gens de la maison» dans l’éclosion de la civilisation islamique
Ce sujet a été traité le samedi 7 octobre à 17heures avec beaucoup d’entrain et de manière brillante par le professeur égyptien cheikh Ataya Sayed Ibrahim Hachach.
Le conférencier exerce les fonctions d’imam et de prédicateur à la mosquée Sidi Ahmed El Badaoui sise à Tantan, une petite ville distante de cent kilomètres du Caire. Il est auteur de plusieurs ouvrages de Tassawuf et de travaux scientifiques de la langue coranique et de commentaires du Coran. Tout en occupant cette chaire à ladite mosquée, il enseigne à la Mosquée d’El Azhar Charif. C’est la première fois qu’il vient en Algérie et on était impatient d’entendre ce grand homme. Il avait les yeux de l’ascète et le regard du saint. Il est toujours difficile de resserrer un grand sujet dans une trentaine de minutes.
Cheikh Ataya Sayed Ibrahim Hachach a tenu la gageure avec brio. Son premier mot fut de faire l’apologie de notre vénéré Prophète (Que la Paix et la Bénédiction divines soient sur lui). Jamais tant d’érudition ne s’est unie à tant d’éloquence. Puis, avant d’aborder le fond même de sa conférence, l’honorable orateur déclara tout que l’un des éléments essentiels de la civilisation islamique est le pardon. Après cette déclaration, il n’eut pas de peine d’enchaîner.Dans la vie du Prophète (Que la Paix et la bénédiction divines soient sur lui), dit-il, il eut beaucoup de circonstances où se manifesta sa disposition d’esprit qui fait pardonner. Le Prophète (Que la Paix et la Bénédiction divines soient sur lui), indiqua-t-il, ne s’est-il pas montré magnanime envers les ennemis de l’Islam, en l’occurrence les Banou-Koreida et autres tribus juives alors qu’il pouvait user de rigueur? N’a-t-il pas accordé une rémission magnanime à Abou Sofiane le père de Moawiya et à tant d’autres brebis égarées?
Le célèbre conférencier parlait de tout cœur et faisait de temps en temps faire jaillir l’émotion et provoquer les larmes. «Je ne vous apprends rien, dit-il, j’essaie seulement de vous remettre en mémoire que tous les compagnons du Prophète (Que la Paix et la Bénédiction divines soient sur lui) ont fait rémission à l’attitude hostile et malveillante de leurs adversaires.» Sidna Omar Benkhattab, Amr ben As, pour ne citer que ces prestigieuses personnalités, n’ont-il pas souvent pardonné à leurs ennemis?
Qu’on sache donc, ajouta l’éminent conférencier, que c’est grâce aux qualités et aux mérites des compagnons du Prophète (Que la Paix et la Bénédiction divines soient sur lui) que la civilisation islamique a pu clore et se développer à travers le monde. On reproche souvent en Occident à l’Islam le manque de tolérance et le fanatisme. Ces accusations sont injustes. Il est impossible de réfuter avec la même vigueur que l’a fait Cheikh Ataya Sayed Ibrahim Hachach ces imputations mensongères. Assurément, la fin de la conférence a constitué une des plus sérieuses défenses de l’Islam et du Prophète Sidna Mohammed (Que la Paix et la Bénédiction divines soient sur lui).
Rachid Benblal
Avocat & historien
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com