Encore deux mois de travaux et… de calvaire
«Nous n’en pouvons plus! Le problème de circulation lié à la fermeture du tunnel de la pêcherie pour les importants travaux entrepris devient un véritable calvaire!»C’est le témoignage qui parvient des usagers habitants de la Corniche dont le calvaire quotidien commence à véritablement peser avec la fermeture du viaduc de la pêcherie. Mais ceux-là doivent patienter encore car les travaux s’y poursuivent toujours. «Ils sont en net avancement et la spécificité ainsi que la sensibilité des travaux ne peut permettre de raccourcir les délais juste pour la réouverture du tunnel», dira une source de la direction de wilaya des Travaux publics qui explique: «Il y va de la sécurité des citoyens!»
Les habitants de la Corniche doivent ainsi prendre leur mal en patience en acceptant les détours imposés par les grands travaux intervenus suite à l’éboulement de plusieurs tonnes de gravats qui ont causé des dommages importants au premier portique du viaduc de la pêcherie. Pour rappel, une ouverture momentanée du tunnel avait été annoncée par les responsables de la direction des travaux publics, et ce, durant la période de l’Aïd El-Kebir, pour soulager un tant soit peu les usagers habitant les localités de la Corniche oranaise.
Une autre annonce de fermeture avait été faite par les techniciens juste après les fêtes pour une prise en charge efficace dudit tunnel. Les citoyens ont adhéré unanimement aux décisions prises mais se trouvent malheureusement pénalisés par les détours effectués au niveau de la corniche supérieure, notamment pour les personnes qui -pour des raisons professionnelles- doivent «se taper un itinéraire d’enfer» pour parvenir à leurs domiciles, parfois à des heures tardives.
Trois mois, tel est le délai annoncé et imposé par les travaux de déblayage et de renforcement du tunnel. Pour les automobilistes, le passage est interdit et doivent donc emprunter la Corniche supérieure. «Le calvaire des piétons est encore plus pénible», se plaint Mohamed qui travaille à Oran. Il ajoute: «Ceux qui viennent d’Oran et veulent rejoindre les localités comme Aïn El-Turck, Bousfer et autres, et vice-versa, doivent s’armer de beaucoup de patience et de volonté.
Ces citoyens qui empruntent les transports en commune ou les taxis, doivent faire un premier arrêt à l’entrée du tunnel, faire quelques centaines de mètres à pieds pour reprendre par la suite un autre transport qui les attend au niveau de la deuxième rentrée du tunnel. Cela va sans dire que les taxis et clandestins qui assurent ces courses ne lésinent pas sur les tarifs des courses.»
Zitouni M.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com