Oran - A la une

Le tramway «victime» des chauffards



Après la route, le rail. C'est du moins le constat qui saute aux yeux en prenant en compte les bilans des accidents aussi bien de la route que ceux liés au tramway d'Oran. Ce dernier fait l'objet du mépris total de certains automobilistes.Le dernier accident en date a eu lieu mardi lorsqu'une rame du tramway d'Oran est entrée en collision avec un véhicule utilitaire dans le lieu de croisement de l'avenue Ahmed Benabderezak.
Aucun préjudice dommageable n'a été causé par cet accident hormis quelques petites égratignures relevées au niveau de la peinture couvrant la rame du tramway et le véhicule en question. Cependant, force est de constater que le tramway d'Oran constitue le dernier souci des «chauffards» déchaînés, dans plus d'un cas, qui ne trouvant rien de mieux à faire pour écourter leurs courses que de transgresser de bout en bout le Code de la route en empruntant la ligne des rails du tramway causant des perturbations au niveau de la circulation de ce moyen de transport. Une source de la direction du tramway, Setram, fait état de «26 accidents dont a fait l'objet le tramway d'Oran lui causant divers endommagements au niveau de ses rames». «Dans tous les constats établis sur les lieux des accidents, des automobilistes s'en sortent fautifs et favorables aux conducteurs des rames», a-t-on noté. Cela dénote que «l'automobiliste est en permanente transgression du Code de la route». Le code de la circulation est explicite.
Le tramway est prioritaire en se mettant en marche. Or, tout le contraire se produit dans plus d'un cas. Son itinéraire est, à plus d'un titre, obstrué par des automobilistes envahissant soit les rails soit encore en s'entêtant à ne pas reculer en s'entrecroisant avec le tramway, notamment dans le centre urbain connaissant une forte circulation automobile comme à Es-Senia-ville, l'Igmo, le boulevard Mascara, la rue de Mostaganem, Saint-Eugène, l'hypholome, Cité Djamel ou encore au niveau du Rond- point Mohamed Seghir Nekkache à l'Usto.
Dans plus d'un exemple, le tramway a été immobilisé pendant de longues minutes. Ce phénomène prend de l'ampleur à la faveur du laisser aller relevé dans plusieurs points où le croisement du tramway avec les automobilistes est inévitable. Pourtant, les conducteurs du tramway sont hautement formés aussi bien sur les règles à observer en prenant les commandes des rames que sur l'observance des mesures de sécurité lors de leurs trajectoires.
Ils sont sommés de ne pas presser la rame ni hausser la vitesse commerciale ne dépassant pas 30 km/h dans plus d'un cas, et réduire au maximum la vitesse dans les zones urbaines et dans les grandes artères comme le boulevard Mascara connu pour le marché de Médina Djedida et sa forte concentration, boulevard Maâta (ex-bd Valéro), la place du 1e Novembre (ex- place d'Armes), Boulevard Emir Abdelkader, rue Mostaganem en plein coeur de la ville d'Oran.
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