Que se passe-t-il réellement dans le chantier du tramway d'Oran ? Selon
certaines indiscrétions, l'entreprise chargée de la réalisation, en
l'occurrence, TRAMNOUR, aurait «de sérieuses difficultés» à assurer la cadence
nécessaire à la bonne marche du projet.
Des difficultés qui, selon les mêmes sources, iront en s'accentuant, car
il sera beaucoup plus difficile de les gérer, une fois les travaux entamés au
centre-ville. Une zone de la ville connue pour l'exiguïté de ces artères et la
densité de son trafic automobile, particulièrement en période estivale. Mais,
ce qui fait craindre le pire, c'est surtout la complexité et la vétusté de ses
réseaux souterrains, qu'il faudra dévier avant de lancer les travaux de
terrassements et de réalisation des plateformes. Il est difficile d'avancer aujourd'hui
un taux d'avancement des travaux, car personne parmi les instances chargées du
projet, ni la Société du Métro d'Alger (SMA) (maître de l'ouvrage), ni le
groupement TRAMNOUR (maître de l'oeuvre), ni encore la direction du Transport
de la wilaya, n'acceptent de communiquer sur le sujet. D'après les termes du
contrat liant le ministère du Transport au groupement espagnol (Isolux Corsan
et Alstom Transporte), le projet doit être opérationnel avant fin 2010. Mais
selon des techniciens locaux, « tout semble indiquer aujourd'hui, et la réalité
du terrain le confirme, qu'il devient de plus en plus difficile d'envisager que
le projet soit livré dans les délais ». Certains avancent même, dans le cas où
le rythme des travaux continue avec cette faible cadence, un retard de «deux
années» minimum sur les délais prévus. Un retard qui serait «trop important»
pour laisser les pouvoirs publics sans réaction. C'est ce qui expliquerait,
selon nos sources, le changement effectué dernièrement par les Espagnols au sein
de l'équipe dirigeante de Tramnour, à qui on a reproché une cadence trop faible
des travaux.
En effet, par sa nature difficile, car il intervient à l'intérieur du
tissu urbain, un tel projet exige, selon les techniciens, des travaux de jour
comme de nuit, selon le système 3X8 et même durant le week-end. Or, dans la
réalité des faits, ajoute-t-on, on a constaté que les travaux ne se font que le
jour et pas le vendredi.
Pourtant, il est évident que le meilleur moment pour intervenir sur la
voie et assurer un avancement optimale des travaux, c'est la nuit,
souligne-t-on par ailleurs. Des observations qui seraient en phase d'être pris
en charge par TRAMNOUR, qui compte aussi renforcer son personnel en nombre, et
rattraper ainsi le temps perdu, affirment nos sources.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Houari Barti
Source : www.lequotidien-oran.com