Le terreau de l’intégrisme
Régulièrement, durant cette dernière période, les opérations coups de poing des forces de sécurité à titre préventif contre la «petite» criminalité se sont répétées. Les contrôles effectués se sont avérés, à chaque fois, fructueux. Découvertes de personnes recherchées, port d’armes prohibées et détention de stupéfiants et autres psychotropes, etc. Là, s’arrêtent la mission de ces forces et intervient celle de la justice. Mais ce qui est intéressant à relever, c’est que ces interventions sont axées sur des zones précises de la ville, notamment sa périphérie. Et de toute évidence, il apparaît que les pouvoirs publics ne semblent pas avoir totalement tiré les leçons de la longue «tragédie nationale» qu’à traverser le pays. Il est connu, à Oran comme ailleurs, que ces zones ont constitué un terreau fertile où s’est greffé en un quart de tour l’intégrisme qui a évolué en terrorisme. Et quand on sait qui ont été parmi les premiers à basculer dans l’ option pour la destruction du pays et à passer sans transition de la délinquance à la quête d’un visa pour le Paradis, il y a lieu de constater que la politique envers ces zones est, dans certains cas, absolument la même ou même en reculade par rapport à celle qui a précédé la période tragique. Le mal vivre est toujours le maître mot dans ces coins. La presse y fait état régulièrement de la détérioration du cadre de vie, pour ne pas dire l’absence de vie. Réaliser à tour de bras des programmes de logements et les mettre à la disposition de familles qui en manquaient, bien que trop tardive, la décision a été sans aucun doute une véritable planche du salut. Il reste que ces nouvelles cités ne sont citées que lors des descentes de police et la moisson de leurs interventions. Des blocs d’habitats ne constituent pas à eux seuls une cité mais c’est aussi tout ce qui va avec et que personne ne voit arriver. De l’absence des équipements sociaux à celle de l’emploi ou de l’hygiène, en passant pas la viabilisation, la sécurité, sans compter le gaz naturel, le téléphone, les loisirs, etc., rien n’est disponible. Il suffirait d’un simple gourou pour revenir à la case départ. Le terreau est toujours là. Le démantèlement de l’intégrisme implique nécessairement une remise en cause intégrale de la structure des cités où il s’est développé, de leur conception à leur fonctionnement et leur gestion. Tarder de le voir, c’est dire bonjour au vote contestataire.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com