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Le sourire de Mickey Point Zéro : les autres articles



Une exposition de dessins de presse à Alger a tourné à l'arrachage et à l'arrestation, signe s'il en est qu'au pays de Mickey, on n'aime pas les Mickeys, forme de haine de soi assez difficile à comprendre. Pourtant, on ne s'attend plus à des explications du genre «ce n'est que zèle de fonctionnaires locaux» pour M. Ksentini ou «ce n'est pas moi qui les ai arrêtés» de M. Ould Kablia. Il faut bien admettre que des dérapages répétés ne sont plus des dérapages, par définition cas isolés, mais une véritable logique, celle de tout interdire. Il faut encore rappeler qu'une démocratie n'est pas affaire d'élites mais bien un ensemble de mécanismes visant à séparer les pouvoirs et à organiser les contre-pouvoirs.
Ou, pour rebondir sur une autre triste actualité, la lutte contre la corruption n'est pas affaire de discours mais bien de lois et dispositifs précis. Comme l'a souligné à Oran Halim Feddal de l'Association nationale de lutte contre la corruption ' dont l'agrément est toujours refusé par DOK ' l'Algérie ayant signé la convention de l'ONU contre la corruption, elle en a profité pour modifier ses propres lois, mais pas dans le sens espéré. Depuis 2006, date de l'adoption de la loi 06/01, le délit de corruption qui était passible des assises criminelles est devenu une simple affaire de pénal.
Mieux, le délai de prescription pour ces crimes était de 10 ans, il est passé à 3. Enfin, quand tout était fonction des sommes en jeu, il n'y a plus aucune différence entre détourner 10 dinars ou 10 milliards. On voit bien l'esprit des législateurs qui est de faire semblant de lutter contre la corruption tout en encourageant sa dépénalisation et sa banalisation. On ne dira jamais assez tout ce que l'équipe Bouteflika, avec les cousins Zerhouni et Ould Kablia, ont fait comme bien au pays. Autant voter pour Mickey en 2014, sur une liste de Walt Disney. C'est Obama qui va être content.
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