Le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires (Snechu) a demandé la mise en place d'une commission de recours chargée de réexaminer les dossiers des candidats non admis au concours de maitres de conférences classe A et de professeurs hospitalo-universitaires en neurologie. Ayant saisi à ce propos les ministres de la Santé et de l'Enseignement supérieur, mais aussi le président de la Conférence nationale des doyens des facultés de médecine, le Pr Bendid, le syndicat a proposé une solution pour dénouer une situation qui risque de paralyser deux importants services de neurologie du pays dans les prochains jours, à savoir ceux de l'hôpital de Blida et de l'EHU d'Oran."Nous pensons qu'une commission multidisciplinaire composée des présidents de différents jurys est en mesure de réexaminer les dossiers des candidats, afin d'exclure tout malentendu ou ambiguïté", indique le syndicat présidé par le professeur Rachib Belhadj. Selon nos informations, le ministère de l'Enseignement supérieur a transmis des questionnaires aux membres du jury, objet de litige, dans le souci d'avoir une évaluation précise du problème. Le droit de recours est consacré par l'arrêté interministériel de 2016, mais les candidats recalés craignent la reconduction de la même composante du comité d'évaluation. "Un même jury ne peut pas nous réévaluer, puisque le règlement de comptes risque de l'emporter sur l'objectivité.
À ce moment-là, nous serons doublement sanctionnés. Il faut donc proposer d'autres présidents de jury issus de différentes spécialités intègres et sans conflits d'intérêts", plaide le professeur Souhila Amalou du service neurologie de Blida. Les maîtres de conférences A et B, ainsi que les maîtres assistants au niveau de ce service ont, dans une lettre adressée au ministère de l'Enseignement supérieur ainsi qu'au président de la Conférence nationale des doyens de facultés de médecine, annoncé leur détermination à geler leur activité, en solidarité avec leurs collègues Mustapha Benmahdjoub et Souhila Amalou. "Connaissant, particulièrement, les dossiers pédagogiques et scientifiques de nos candidats, nous sommes persuadés qu'un autre jury pourrait donner le double de ces notes initiales.
Malheureusement, nous avons constaté une certaine haine envers un service qui essaie de faire progresser ses éléments vers des spécialités pointues qui n'existent nulle part et qui a également fait progresser d'autres éléments d'autres services, notamment ceux du CHU et EHU d'Oran et de Tlemcen", écrivent-ils. Le chef de service neurologie de l''EHU d'Oran, Dounia Badsi, a déjà démissionné de son poste en signe de protestation contre les résultats de ce concours qui s'est déroulé du 23 au 25 juin à la faculté de médecine Ziani de Ben Aknoun. Deux maîtres assistants du même service ont décidé d'arrêter les activités de consultation et d'astreinte à partir du 28 juillet jusqu'au dénouement de la situation, par solidarité avec leur chef de service.
À rappeler que sur 16 postulants des services de neurologie de différentes wilayas du pays, 4 ont été recalés pour "des raisons subjectives", ont dénoncé les concernés et leurs encadreurs. Dans un recours envoyé à leur tutelle, ils ont également dénoncé le non-respect des modalités d'examen, comme la réduction du temps imparti à la partie théorique de 4 à 2 heures, l'épreuve d'anglais qui s'est déroulée sans texte à traduire et le test pratique sans la présence de patients, ni de cas clinique.
Pourtant, un document en notre possession atteste que le professeur Samira Makri-Mokrane, chef de service de neurologie de EHS Aït-Idir, a proposé au président du jury de disposer aussi bien des cas de malades que des dossiers médicaux pour que les épreuves pratiques se déroulent dans le respect des normes exigées. De son côté, le professeur Arezki, qui, lui aussi, a saisi le ministre de l'Enseignent supérieur, pense que ses éléments ont fait les frais d'un règlement de comptes qui le ciblait, en dépit "de dossiers pédagogiques et scientifiques d'une meilleure teneur que ceux des autres postulants".
Nissa Hammadi
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nissa Hammadi
Source : www.liberte-algerie.com