La prochaine rentrée scolaire s'annonce difficile sur plusieurs registres : primo il y aura le problème du sureffectif avec le retour au système d'enseignement habituel, secundo les organisations syndicales menacent d'ores et déjà de reprendre le chemin de la contestation et tertio un important retard existe dans la réalisation et l'équipement des nouveaux établissements. Si pour certains élèves le retour à l'école suscite souvent de l'enthousiasme, chez les enseignants et leurs syndicats cette rentrée ne sera pas de tout repos.A une dizaine de jours de la rentrée des classes, la tension est palpable dans plusieurs établissements scolaires à travers le territoire de la wilaya. Le lycée Allal Sidi Mohamed (ex-lycée technique des jeunes filles) est secoué, à titre d'exemple, depuis plusieurs jours par un mouvement de contestation des travailleurs qui exigent le départ illico presto de la directrice, alors que dans d'autres établissements des cycles moyen et secondaire le staff pédagogique dénonce le sureffectif. Le bureau local du Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Snapest) est ainsi revenu à la charge pour dénoncer, dans un communiqué public, les graves «défaillances» dans la gestion du secteur de l'Education à Oran. Le syndicat autonome regrette notamment le gel de la commission wilaya des ?uvres sociales des travailleurs de l'Education nationale (CWOSTE) qui a eu des conséquences fâcheuses sur les employés du secteur et essentiellement ceux qui sont inscrits dans la liste de départ à la retraite et les enseignants qui veulent bénéficier d'une mutation hors wilaya. Les futurs retraités et les demandeurs de mutations hors wilaya sont obligés, en effet, de présenter une décharge de responsabilité ou une attestation d'acquittement dans leurs dossiers administratifs.
Le Snapest regrette également que plus de 5.000 travailleurs du secteur de l'Education nationale dans la wilaya d'Oran soient privés des primes et autres prestations des ?uvres sociales depuis 2020 en raison de lenteurs bureaucratiques. Le Snapest dénonce la «mauvaise gestion administrative» tout en appelant le premier responsable de l'académie à intervenir en urgence pour préserver les intérêts des travailleurs. Le bureau local de cette organisation syndicale autonome dénonce, par ailleurs, le retard dans la réalisation et l'équipement des nouveaux établissements scolaires qui devront accueillir des élèves dans quelques jours. Le syndicat donne l'exemple du nouveau lycée de la cité 3.100 logements d'Oued Tlélat. Le staff administratif et pédagogique affecté dans ce nouveau lycée a été effaré par l'état de cet établissement. Dans les photographies adressées à notre rédaction, on peut voir des matériaux de construction (briques, barres d'armature, sable, gravats…) entassés à l'intérieur de ce « lycée » en chantier. Des tranchées de deux mètres de profondeurs et de centaines de mètres de longueur sont visibles dans les photographies sans oublier les barres de fer en béton sorties de terre ce qui constitue un réel danger pour les élèves et leurs encadreurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S M
Source : www.lequotidien-oran.com