Oran - A la une

Le secteur s'adapte aux besoins des projets économiques



Le ministère de la Formation et de l'Enseignement professionnels insiste sur le développement des spécialités adaptées aux besoins économiques actuels. L'expansion de sa nomenclature nationale de filières à de nouvelles spécialités intervient justement afin d'assurer les ressources humaines adéquates aux différents projets économiques initiés en Algérie.Rym Nasri - Alger (Le Soir) L'ouverture de nouvelles spécialités et la recherche permanente d'adaptation des formations au développement économique de l'Algérie, aux besoins en ressources humaines de l'entreprise économique et du secteur économique de façon générale sont parmi les axes les plus importants de la stratégie du secteur de la formation et de l'enseignement professionnels. Le ministre du secteur, Mohamed Mebarki, affirme que son département anticipe justement sur les spécialités à développer. «Nous travaillons en fonction du développement des techniques et des méthodes», dit-il. Il évoque ainsi le méga projet des phosphates intégrés qui sera implanté à l'extrême est du pays et qui impose le lancement d'un processus d'adaptation de la formation professionnelle aux métiers qui sont exigés par ce projet.
«C'est un projet extrêmement important. Les chantiers de sa réalisation nécessitent 14 mille postes de travail directs. Quant à son exploitation, elle prévoit quelque trois mille emplois», précise-t-il.
Il estime ainsi que tous les secteurs concernés par la formation sont amenés à s'entraider. Pour lui, la contribution du secteur de la formation et de l'enseignement professionnels reste certainement «la plus importante» notamment à travers l'adaptation de la ressource humaine afin de «produire des travailleurs qualifiés et assurer un encadrement pour ce projet qui porte sur les phosphates». Intervenant mercredi dernier sur les ondes de la Chaîne 3, Mebarki assure qu'une filière dédiée aux mines et carrières existe déjà. «Nous avons «Mines et filières» qui compte dix spécialités répertoriées dans la nomenclature nationale des filières et des spécialités. Ces spécialités sont déjà assurées et disposent de programmes, de manuels et d'équipements pour la formation en résidentiel. Nous avons également l'expérience et les programmes nécessaires pour différents modes de formation notamment la formation à distance et la formation par apprentissage pour ces mêmes spécialités», dit-il.
Le ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnels cite, en outre, plusieurs projets économiques et entreprises étrangères, leaders dans leur domaine, avec lesquelles son département avait collaboré en particulier dans l'automobile et les TIC. «Depuis le début du projet Renault, deux établissements de formation ont été réservés à Oran, pour travailler uniquement avec ce constructeur automobile».
Il rappelle également la convention signée à Paris depuis maintenant une année, entre son département, le ministère de l'Education nationale français et Peugeot pour lancer ensemble un grand institut de formation autour de la production automobile. Et les exemples sont nombreux. «Le développement des TIC et du numérique va complètement changer la carte des métiers. D'ailleurs, nous sommes en train de travailler avec Algérie Telecom et les entreprises étrangères dans ce domaine implantées en Algérie mais également à l'international pour prévoir le développement de filières d'excellence», poursuit-il.
L'invité de la radio affirme, par ailleurs, qu'une nouvelle nomenclature nationale des filières et des spécialités a été adoptée depuis septembre 2018. «Cette nomenclature version 2018 a été, en effet, enrichie d'une filière. Il s'agit de «Culture et patrimoine» qui a intégré la nomenclature nationale des filières et des spécialités qui compte désormais 56 spécialités nouvelles, modernes et adaptées aux réalités et métiers d'aujourd'hui, ce qui facilite aux diplômés l'insertion dans le monde du travail». Pour lui, ce résultat découle du travail entrepris en partenariat avec les entreprises et le monde et l'environnement socio-économique en Algérie. «L'entreprise économique a été impliquée dans la définition des spécialités mais aussi dans la définition des programmes et des contenus des différentes formations», ajoute-t-il.
Ry. N.
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