Le Saint Coran le plus grand des miracles
Dis : «Si les hommes et les djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne produiraient rien qui lui soit comparable, même s’ils s’aidaient mutuellement».
(Le voyage Nocturne 17- 88)
Même si ces deux sortes de créatures s’assemblaient pour former des groupes, des équipes, des assemblées, des comités afin de réaliser un coran semblable, ils ne le pourraient. Cela constitue, selon les Oulémas, la meilleure des preuves pour celui qui considère que Dieu a attribué à la oumma un «Livre» où ne peut ce glisser le mensonge, de quelque côté que ce soit.D’aucuns relatent que certaines expériences avortées eurent lieu dans ce sens. On rapporte que Ibn Al Mouqqafaâ, dont les capacités littéraires et linguistiques étaient réelles (il était l’auteur de plusieurs ouvrages), fut entraîné pour son orgueil et eut la prétention de relever le défi, à condition qu’on lui laissât le temps nécessaire pour une telle entreprise, dans un lieu agréable et avec les instruments de travail nécessaires. On répondit à ses exigences; et il se retira, à sa demande, pendant une période fort longue. Quand on ouvrit sa porte, on découvrit un homme perdu au milieu d’une montagne de papiers déchirés et éparpillés, signes de nombreuses tentatives infructueuses et de son incapacité à réaliser ce à quoi il prétendait. «Si vous ne le faites pas - et vous ne le ferez point - craignez le feu».
Al Imam Al Baquillani considère que «l’Inimitabilité du Coran» est valable pour toutes les époques et touche à de nombreux points, ce que nous allons voir par la suite. Le savant érudit Ibn Hajar dit : «Le miracle du Coran durera jusqu’au jour du jugement dernier ainsi que les merveilles de son style, de sa rhétorique et des vérités qu’il recèle. Il ne se passe guère d’époque sans que soit confirmée une réalité qu’il avait annoncée auparavant, ce qui constitue la preuve éclatante de la véracité de sa vocation. Ses bienfaits touchent ceux qui ont disparu comme ceux qui sont encore en vie (dont nous faisons partie) et couvrent toutes les générations, passées, actuelles et futures».
Certes, tous les prophètes et messagers de Dieu furent favorisés de prodiges et de miracles qui ont soutenu leur appel à la croyance en Dieu. Notre prophète a bénéficié, lui aussi, des prodiges et des miracles qui furent longuement évoqués dans les livres retraçant sa vie, mais le plus grand des miracles est, comme je l’ai dit, le Saint Coran: la Lumière éclatante. Sa présence est la plus ineffaçable; sa parole est la plus véridique, son discours le plus éloquent, sa voix la plus forte et sa voie la meilleure des voies.
Si vous demandez à des membres d’une société ayant connu par le passé des miracles de vous en fournir les preuves formelles, il ne peuvent que se troubler, car le bâton de Moïse n’est plus, et n’a plus aucune existence; et la capacité de Jésus-Christ à ressusciter les morts par la grâce de Dieu est une démonstration qui n’est plus perceptible pour nous, même si c’est une réalité prouvée. Mais pour ce qui est du Saint Coran, il est là d’une manière tangible, ses vérités et son haut niveau et même le mouvement du monde qu’il contient sont autant d’aspects semblables aux miracles.
J’ai connu des savants et des érudits de grand renom, je les ai vus lire le Coran et pleurer et j’ai attribué leur émotion à leur connaissance profonde du Coran. Mais, j’ai rencontré un enfant de l’Inde qui déclamait le Coran de la manière la plus parfaite qui soit tout en pleurant.
Dans un village sénégalais, à quelques kilomètres de Dakar, j’ai vu un autre enfant réciter le Coran en pleurant. Ni l’enfant hindou, ni l’enfant sénégalais ne comprenaient un mot, de ce qu’ils récitaient et n’en saisissaient le sens. Seule leur sensibilité était touchée et c’est ce qui explique leurs larmes. En outre, en l’espace de douze mois, le petit sénégalais put mémoriser les trois quarts du Saint Coran. Ne remarquez-vous pas avec moi que ce don, cette propension à prendre soin du Coran, aussi bien chez les riches que chez les pauvres, chez les campagnards que chez les citadins, est l’argument irréfutable de la promesse de Dieu faite à l’aube de l’appel à la croyance; personne à part Dieu, ne pouvait concevoir une telle phrase :
«Nous avons fait descendre le Rappel et Nous en sommes le gardien». (Al-Hijr, 15- 9)
Pr. Ibrahim Mohamed Joub
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com